n°321 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 19 juillet 2013 - page 25

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page 25 - Numéro 321 du 19 juillet 2013
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
Q
ue les patients hospitalisés le
sachent la ministre de la San-
té, Marisol Touraine a assuré
que s'il s'avérait que des logiciels mé-
dicaux utilisés lors de prescriptions à
l'hôpital dysfonctionnaient, ils se-
raient évidemment retirés.
C'est la moindre des choses mais
sans être rassurant, la ministre re-
connait que des logiciels sont utilisés
à l'hôpital pour délivrer des ordon-
nances en admettant qu'il pouvait y
avoir des dysfonctionnements.
Elle a admis, en réaction à la mise en
cause d'un logiciel dans le décès
d'une personne à l'hôpital, la possibi-
lité d'un bug informatique, qui n'a
pas enregistré en l'occurrence, un cas
l'allergie signalé par le médecin trai-
tant.
Selon les informations diffusées par
la presse, c'est par suite d'une défail-
lance informatique, que la patiente
se serait vue prescrire un médica-
ment auquel elle était allergique,
alors que cette information, bien que
figurant dans son dossier médical,
avait disparue du logiciel prescrip-
teur.
Selon un rapport de la commission
régionale de conciliation et d'indem-
nisation, les experts de celle-ci affir-
ment que les systèmes mis en place
dans de nombreux établissements de
santé n'assurent pas une sécurité
fine, justement en particulier dans le
domaine des éventuelles allergies.
L'Agence nationale de sécurité des
médicaments et des produits de san-
té a reconnu avoir reçu plusieurs di-
zaines de signalement de dysfonc-
tionnements de cette nature sur des
logiciels depuis 2012.
Pour Marisol Touraine, il va falloir
regarder très précisément ce qui a pu
se passer dans le cas identifié aujour-
d’hui, qui aurait conduit au décès
d'une patiente.
Elle dispose bien entendu du rapport
de la commission d'indemnisation,
dont la presse s'est fait écho, sans
exclure la possibilité de lancer une
enquête officielle.
Elle a souligné, en parlant à la presse,
qu'elle ne voudrait pas, qu'à travers
cette affaire, on jette une fois de plus
un soupçon généralisé sur la manière
dont les Français sont soignés dans
les hôpitaux.
Elle a rappelé qu'en dépit de l'aide
que peuvent apporter ces logiciels, la
prescription reste un acte individuel,
l'informatique ne pouvant se substi-
tuer à la prescription personnalisée
et individualisée par le médecin.
Nous ne sommes plus à l'époque où
le médecin griffonnait à la main sur
son bloc, des prescriptions que le
pharmacien avait souvent du mal à
lire et qu'il devait interpréter.
Cependant, s'agissant de la santé des
patients, il est indispensable que
l'ordonnance qui sort d'un ordina-
teur, soit validée par le prescripteur
qui seul peut détecter des anomalies.
La délivrance des ordonnances
ne peut pas être déléguée à l'informatique
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