n°321 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 19 juillet 2013 - page 32

page 32 - Numéro 321 du 19 juillet 2013
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- Le Magazine professionnel des Risques et des Assurances
Reportage
d’une échéance électorale. Si on ajoute
les retombées du printemps arabe dont
les principaux acteurs, l’Egypte, la Libye
et même la Tunisie sont loin d’être sta-
bilisés, et les événements de Syrie qui
pourraient déstabiliser la région, il
semble évident que le monde traverse
une période d’incertitude politique et
sociale qui justifie l’apparition dans la
liste des dix principales préoccupations
des risk managers, et pour la première
fois depuis très longtemps, des mouve-
ments sociaux.
Cette introduction par un titulaire du
MBA de l’INSEAD, donne un éclairage
particulier sur la complexité croissante
des incertitudes auxquelles les diri-
geants des entreprises, comme les res-
ponsables politiques sont confrontés
quand ils doivent prendre des décisions
pour conduire leurs organismes vers les
objectifs répondant aux attentes des
parties prenantes en prenant les risques
nécessaires à l’évolution, c'est-à-dire en
saisissant les opportunités et en conte-
nant les menaces pour ne pas mettre en
péril la résilience.
Si on ajoute le thème principal de l’inter-
vention de Robin, les cyber-risques, mis
en lumière par un certain nombre
d’affaires récentes, la complexité du
monde devient encore plus opaque et
sans doute faut-il prendre en compte les
motivations des informateurs ou lan-
ceurs d’alerte qui soulignent combien
les facteurs humains deviennent encore
plus sensible dans cet univers complexe.
Sans doute est-ce le moment de mettre
en pratique l’hyperespace du danger
défini par Georges-Yves Kervern il y a
maintenant plus d’un quart de siècle.
Avec les ravages que la cybercriminalité
pourrait provoquer dans le monde, on
ne peut pas se contenter de mettre en
place des plans de continuité et des
moyens de gestion de crise, il faut réflé-
chir à une véritable prévention qui ren-
drait un tel événement moins probable,
voir hautement improbable.
Toutefois, tous les moyens techniques
seront un jour ou l’aitre percés pas un
hacker, ou une équipe de hackers, per-
sistant, comme pour le terrorisme, il
faut remonter à la source et com-
prendre leurs motivations pour leur
trouver d’autres supports pour s’expri-
mer, exprimer leur refus du monde tel
qu’il est.
La sécurité des systèmes, en prenant en
compte les facteurs humains, voilà pré-
cisément que dans sa capacité d’antici-
pation, Georges-Yves Kervern a offert au
monde.
Mais en Asie, en particulier, il est impor-
tant que les dirigeants qui restent très
guidés par l’assurance, regagnent un
certain degré de contrôle sur leur destin
au travers d’un certain nombre de ques-
tions fondamentales :
Que pouvons-nous faire pour re-
prendre la main et nous préparer
pour réagir effectivement en cas de
désastre ?
Comment nous assurer que les
risques sont effectivement diagnos-
tiqués et gérés ?
Est-ce que les risques auxquels
sommes confrontés permettent des
transferts, en particulier aux assu-
reurs selon des couvertures tradi-
tionnelles ?
Les assureurs nous proposent-ils des
solutions personnalisées pour les
risques « hors normes » ?
Pour répondre à ces questions, les diri-
geants peuvent avoir accès au marché
des risques spéciaux de façon à définir
des protections répondant aux besoins
spécifiques de leurs entreprises.
En effet, en Asie en particulier, la ques-
tion de l’assurance reste au cœur de la
gestion des risques, encore faut-il trou-
ver le bon chemin dans le dédale des
marchés en Asie où les acteurs sont
nombreux.
Les risques spéciaux ne se limitent pas
aux couvertures en excédent et aux
lignes de surplus, ce sont de véritables
nouvelles couvertures qui sont néces-
saires pour les risques émergents, et
même parfois pour ceux qui ne sont
encore qu’imaginés dans les scénarios
les plus fous que la réalité se chargera
de dépasser.
C’est dans ce contexte que le groupe
des hebdomadaires spécialisés sur
l’Assurance et la gestion des risques en
Asie avait organisé les 25 & 26 juin der-
nier à Singapour un « sommet » réunis-
sant assureurs, courtiers, risk-managers
et consultants pour trouver des axes de
réflexion. Revenons sur quelques dé-
bats fondamentaux.
Quel transfert par les assu-
rances industrielles aujour-
d’hui et demain ?
Le risk manager de la société BAYER est
en fait le directeur général de la société
PALLAS qui est une filiale de la société et
qui est tout à la fois une société d’assu-
rance, un courtier et le département
assurances de la société.
En clair c’est une captive d’assurances
en même temps qu’un courtier captif,
situation qui n’est pas exceptionnelle
dans les entreprises internationales alle-
mandes.
En dressant le bilan des couvertures
disponibles M. Gregor Köhler constate
que :
Que les dommages directs aux biens
et les pertes d’exploitation sont glo-
balement assurables, mais qu’il
existe des trous de couvertures en
particulier sur les catastrophes natu-
relles et les pertes de revenus con-
tingentes,
En matière de responsabilité civile, si
la RC Exploitation ne pose pas de
problème sérieux, en revanche la RC
Produit est plus délicate en particu-
lier en matière de retrait de produit
dans les industries où le phénomène
n’est pas rare comme l’automobile,
la pharmacie, l’alimentaire.
Pour les risques plus spécifiques
comme les atteintes à la réputation
et la propriété industrielle les solu-
tions sont en fait très limitées.
En résumé si de nombreux produits « à
valeur ajoutée » sont disponibles, il
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