n°466 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 11 novembre 2016 - page 40

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page 40 - Numéro 466 du 11 novembre 2016
Reportage
des contrats antidatés. Dans une telle juridiction que
peut-on faire si le contrat est émis trois ou quatre
mois après la date d’entrée en vigueur du contrat ?
En clair, comme François Périquet le souligne,
cela implique beaucoup plus d’efforts pour le risk
manager et de travail administratif en particulier.
AIG a investi massivement dans la création de pools
de compétences au sein de ses collaborateurs. Le
premier facteur est le temps : il faut prévoir au moins
un semestre pour mettre en place, ou renouveler, le
programme. Il faut bien entendu utiliser les données
les plus récentes et les valeurs à jour mais celles-ci
peuvent être mises à jour au moment de l’entrée en
vigueur du contrat, si tous les autres éléments ont
été mis en place correctement.
*
Stratégies & Risk Management
L’implication stratégique des risk managers qui
se confirme dans ce rapport est en principe une
bonne nouvelle, surtout pour la jeune génération
de risk-managers qui voit s’ouvrir devant elle de
nouvelles perspectives. Pour la génération des
quinquagénaires, cela dépend, sauront-ils semontrer
à la hauteur de ces nouveaux défis ? Et, encore faut-il
savoir lire les conclusions avec attention.
En effet, deux tiers des Risk-Managers Européens qui
ont pris la peine de répondre (636) sont impliqués
dans la diffusion d’une culture du risque au sein de
leur organisme, un peu moins approche la gestion
des risques comme un volet de la stratégie. Est-ce
à dire pour autant que leurs dirigeants les appellent
à la table des réflexions sur les axes stratégiques ?
La question reste ouverte. Par ailleurs, six sur dix, et
j’allais dire seulement, sont impliqués dans la gestion
de la problématique de continuité et de réponse
aux crises. Quand on sait l’importance que prend
la direction de la continuité qui tend à prendre son
autonomie par rapport à la gestion des risques, à
l’abri de l’ISO 22301, on s’inquiète pour l’avenir des
40% qui ne sont pas impliqués dans cet axe. Certains
se rassureront en constatant que deux sur trois sont
rattaché à la direction, ou au CA, comme indiqué
plus haut. Pour autant, de quel rattachement effectif
s’agit-il ?
Dans une réponse laconique, Julia Graham
tranche :
« C’est le moment au jamais de saisit
l’opportunité, mais les professionnels de la gestion
des risques sauront-ils la saisir ? »
Venant d’un des
principaux acteurs de la profession depuis plus de
trois décennies et engagée depuis longtemps dans
la formation, le fait même que la question puisse
se poser montre le chemin qui reste à parcourir,
et le temps perdu depuis le début du siècle qui a
vu l’avènement de l’ERM. Les risk-managers ont-ils
gardé la main ou l’ont-ils déjà perdu au profit des
auditeur et des directeurs de continuité ?
Pour Francis Miard, partenaire chez Ernst & Young,
en charge de la gestion des risques au sein de l’EMEA
remarque qu’au cours des années le responsables
risques & assurances dans les organismes jouent un
rôle plus marqué dans la stratégie mais cela ne suffit
pas. La rapidité de l’évolution de l’environnement
des organismes et des menaces qui l’accompagne,
les risk-managers devraient pouvoir faire plus pour
aider les dirigeants. Ils doivent en prendre conscience
et agir !
En effet, le risque, ou l’incertitude, est devenu la clé
de tout effort stratégique en cette seconde décennie
du 21
ème
siècle, il doit donc être au cœur de tout
processus stratégique. Nous devons donc inventer
les moyens pour que les risk-managers soient être
eux-mêmes intégrer à ces grands programmes de
transformation. Et, il convient donc que tous les
professionnels réfléchissent à la meilleure façon de
le faire.
*
Protection des données personnelles
Il est clair que les pistes de réflexion doivent prendre
en compte le renforcement des relations avec toutes
les fonctions transversales. En particulier, le rôle
essentiel des systèmes d’information au sein des
réseaux dans lesquels opèrent les organismes, et
l’impact hautement stratégique des cyber-risques,
rend inéluctable un rapprochement de la gestion des
risques et de l’informatique qui doit ainsi être sortie
de son silo qui a pratiquement éclaté pour inonder
tous les aspects de la vie des organismes. Mais, sur
ce plan aussi, des progrès sont à faire.
Dans les très grandes entreprises on voit déjà la
fonction dédoublée avec aux côtés d CIO (Chief
Information Officer) un CISO (Chief Information
Security Officer). On ne peut pas imaginer que les
informaticiens travaillent seuls à leur sécurité, alors
même que leurs choix ont un impact sur tous les
acteurs de l’organisme, d’autant que les structures
d’ERM qui gagnent du terrain impliquent da faire
tomber toutes les barrières entre les silos.
L’ERM en effet suppose de construire des scénarios
d’analyse et d’évaluation des cyber-risques qui
supposent une approche trans-fonctionnelle ; ceci
est seul de nature, au travers de table ronde, de
créer un changement de culture et d’attitude.
Il reste à savoir quel impact aura la nouvelle
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