n°466 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 11 novembre 2016 - page 35

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 35 - Numéro 466 du 11 novembre 2016
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Reportage
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Les prestataires de service, y compris le
« cloud »,
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Les questions de réglementation.
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Les principaux enseignements :
Les points clés de la mise en place d’une cyber-
stratégie sont les suivants :
1. Globalement les stratégies d’assurance n’ont pas
répondu à la révolution engendrée par la rapidi-
té de la transformation digitale,
2. La situation ne pourra s’améliorer que si les
risk-managers s’impliquent dans le sujet en fé-
dérant autour d’eux tous ceux qui sont impactés
par la cyber-sécurité de façon à développer une
cyber-résilience avec l’appui des dirigeants et de
tous les techniciens impliqués.
3. C’est à ce prix que l’organisme sera en mesure de
prendre des « décisions informées » et de choi-
sir le niveau qui s’impose d’investissement pour
garantir la résilience (réduction et financement),
4. L’assurance cyber peut servir de tremplin pour
renforcer la réponse de l’organisme à la problé-
matique de la cyber-sécurité pour garantir, en
plus de la réactivité de l’organisme, une bonne
protection du bilan,
5. Cette démarche assure d’optimiser la création
de valeur par l’achat d’assurance qui renforce la
stratégie de résilience « cyber » de l’organisme.
Les titres liés à l’assurance et l’innovation
en réassurance, où en est-on ?
Pendant que les risk-managers débattaient en tables
rondes de l’évolution du métier, autres participants
étaient conviés à une présentation sur la titrisation en
assurance dont on trouve résumés les apports dans les
paragraphes qui suivent.
Par-delà leur rôle traditionnel de fournisseurs de capi-
taux propres pour les sociétés d’assurance et de réassu-
rance, la titrisation dans l’assurance permet aux marchés
des capitaux d’offrir des solutions alternatives aux mar-
chés traditionnels de l’assurance et de la réassurance.
La titrisation en assurance est une forme spécifique de ti-
trisation dans laquelle est émis un titre échangeable sur
un marché (au porteur) lié à une opération d’assurance.
L’actif sous-jacent est constitué par les flux de trésorerie
induits par une opération de transfert de financement
de risque assurable. Ces flux de trésorerie sont similaires
à ceux échangés dans une opération d’assurance : coti-
sations d’assurance contre règlements de sinistres. L’es-
sentiel des titres d’assurances émis ont revêtu la forme
d’obligations.
Pour expliquer lemécanisme de la titrisation d’assurance,
les orateurs ont utilisé une illustration. Si un investisseur
achète une obligation émise par un véhicule (SPV) et as-
sortie d’un taux supérieur à celui des bons du Trésor de
même durée, l’obligation offre une prime de risques à
l’investisseur. On peut faire l’hypothèse que l’obligation
ne supporte pas de risque de crédit puisqu’elle est cau-
tionnée, nantie, par les actifs financiers liquides détenus
pas le SPV.
En contrepartie de la prime de risque qu’il perçoit, le
rendement de l’obligation pour l’investisseur est lié à la
sinistralité « ouragan » pendant la durée de validité de
l’obligation jusqu’à son terme. En cas de survenance d’un
ouragan, le rendement pour l’investisseur est réduit dès
que les dommages induits dépassent un seuil en unités
monétaires indiqué dans les conditions d’émission. Au-de-
là de ce seuil, la diminution de la rémunération de l’in-
vestisseur est proportionnelle au montant des sinistres
induits. La base de sinistralité servant de sous-jacent à
ces obligations peut être la sinistralité sur un portefeuille
d’une société d’assurance donnée, celle de l’ensemble des
filiales d’un groupe multinational ou celle de l’industrie
globalement.
Si un ouragan survient et si les dommages aux biens at-
teignent le seuil de déclenchement de la réduction de
rendement des obligations, les investisseurs subissent
soit une baisse du taux d’intérêt seulement, soit une ré-
duction du taux d’intérêt et même une perte sur le capi-
tal. L’étendue des pertes subies par les investisseurs est
déterminée par les termes du contrat et les montants de
sinistres. Le véhicule SPV utilise les économies réalisées
sur les intérêts et le capital des investisseurs pour régler
les sinistres « ouragan ».
En souscrivant à une obligation « ouragan » et en rece-
vant une prime de risques, on peut dire que l’investis-
seur a souscrit un risque « ouragan » comme le ferait un
souscripteur dans une société d’assurances en délivrant
une couverture par émission d’un contrat d’assurance.
Dans ces conditions, on peut bien qualifier l’obligation
de titrisation en assurance. Il s’agit bien d’un titre négo-
ciable puisque l’obligation peut être cédée à un autre in-
vestisseur.
En résumé, par cette illustration, on voit bien comment
fonctionne le processus de titrisation en assurances : le
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