n°466 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 11 novembre 2016 - page 37

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 37 - Numéro 466 du 11 novembre 2016
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Reportage
doute serait-il judicieux pour les risk-managers européens
d’envisager ces nouvelles alternatives avant de se conten-
ter de renouveler des programmes traditionnels.
Le Dr Alan Punter, professeur associé à la Cass Business
School de Londres, et précédemment à la tête des opé-
rations des marchés financiers chez AON, indiqua qu’en-
viron 25 des 500 émissions d’obligations catastrophes à
ce jour ont été effectuées pour des entreprises. Mais, les
gouvernements s’intéressent également à l’émission de
ce genre d’obligations, à l’image du gouvernement turc et
de son « pool catastrophe ».
Le Dr. Punter précisa que dans la majorité de ces émis-
sions le déclencheur était paramétrique, plutôt que l’ap-
proche traditionnelle d’indemnisation. Ces déclencheurs
paramétriques sont plus rapides et plus propres et évitent
les batailles judiciaires sur lesquelles les contrats indemni-
taires traditionnels peuvent déboucher.
Le conseil du Dr. Punter aux risk-managers est de regarder
de plus près aux avantages de ce type de solutions car les
contrats placés sur les marchés des capitaux permettent
une approche des indemnisations fondamentalement dif-
férentes de celles des assureurs pour les sinistres.
«
Les acheteurs d’assurances des entreprises sont soucieux
de l’impact, et les assureurs des causes. Bien entendu il y
a un lien entre causes et conséquences, ou impact, mais il
est plus complexe qu’il n’a été dans la passé. Dans un pas-
sé encore récent, si vous perdiez une plateforme de forage
en mer, il fallait la remplacer un point c’est tout. La montée
de l’immatériel apporte une nouvelle dimension et c’est la
clé aujourd’hui. »
Estime le Dr. Punter, et il ajoute :
« J’ai vu
un certain nombre d’obligations catastrophes émises par
des entreprises et j’en reste à penser que le traitement de
l’événement par des contrats
indemnitaires n’est pas op-
timal et une approche paramétrique serait préférable. »
Et le Dr. Punter illustra son propos avec des obligations
émises d’bord sous le nom de Concentric ré qui offrait
une couverture de pertes d’exploitation sans dommage
6
(NDBI) pour un parc de loisir de Tokyo. Le déclencheur
était la survenance d’un tremblement de terre. La com-
pensation était paramétrique plutôt qu’indemnitaire et
dépendait de la puissance du tremblement de terre dans
des zones spécifiques telle que mesurée par l’agence japo-
naise des tremblements de terre.  
Etant donnée la forte demande des risk-managers pour
des solutions de telles couvertures et l’incapacité pratique
des marchés traditionnels de proposer des solutions, ce
type de structure apporte effectivement des solutions
pratiques.
« Concentric ré propose une solution NBBI et je ne suis pas
sûr qu’il soit aisé de trouver une couverture indemnitaire
traditionnelle, la réponse paramétrique elle au moins est
claire. Si on demandait à un souscripteur de calculer la
probabilité de survenance d’un tremblement de terre, des
6
En anglais le terme est non-damage business interruption
(NDBI)
S’ils n’évoluent pas, les comparateurs
d’assurances actuels seront effacés
par de nouveaux arrivants
L’objectif de cette prospective est d’imaginer comment les compara-
teurs d’assurances pourraient évoluer ces prochaines années.
Aujourd’hui, les comparateurs d’assurances permettent, dans de nom-
breux domaines (assurance auto, moto, habitation, santé, …) de com-
parer des contrats d’assurances pour permettre à l’internaute d’avoir
une vision du marché et, s’il le désire, de souscrire en ligne ou bien
d’être mis en relation avec un intermédiaire d’assurances (normale-
ment proche de son domicile). Parce que le secteur de l’assurance est
réglementé, les sociétés ouvrant des comparateurs d’assurances sur
internet sont des intermédiaires d’assurances, des Courtiers d’Assu-
rances. Le marché est – aujourd’hui - porteur, il y a de plus en plus de
sites de comparateurs d’assurances.
Pour autant, pour faire sa place, ce n’est pas uniquement une question
d’argent, la preuve, la puissante société Google, a dû, quelques mois
après avoir lancé un comparateur d’assurance en France, le fermer !
Évidemment, ces sites ne proposent pas de comparer TOUS les contrats
disponibles de tous les assureurs, mais uniquement une comparaison
des compagnies avec lesquelles ils ont passé des accords. C’est un mar-
ché jeune, qui se cherche, qui doit prendre ses marques.
L’objet de ce dossier est d’imaginer, ce que pourrait être les compara-
teurs dans quelques années, tant sur le plan de la forme que du fond.
Et de s’interroger sur l’avenir des actuels comparateurs et du risque,
qu’ils ont de se faire suplanter - rapidement - par de nouveaux arrivant.
Cette prospective est volontairement synthétique, (32 pages, impri-
més en format A4), car elle contient un condensé d’idées, abordant
de manière très pointue cet unique sujet « l’avenir des comparateurs
d’assurances ».
Ce dossier «
L’avenir des comparateurs d’assurances
» vous donnera
des pistes de réflexion pour faire évoluer votre comparateur, vous lan-
cer sur ce marché ou comprendre les évolutions de ce marché.
Communiqué
Ce dossier est exclusivement en vente sur la Librairie en ligne de B et K Management :
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