RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 31 - Numéro 466 du 11 novembre 2016
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Reportage
clé pour la fédération qui l’a donc atteint à Malte en
espérant que les lauréats soient dans l’avenir tenus pour
des pionniers dans l’élévation de la profession de risk-
managers vers un nouveau standard de référence.
Le rimap © vise à offrir une confirmation indépendante
des compétences, de l’expérience, et des normes d’un
professionnel de la gestion des risques, et également
une accréditation des programmes de formation à la
gestion des risques. La certification repose sur quatre
piliers : connaissances, expérience, développement
professionnel continu (DPC), et un code d’éthique.
L’examen comprend 100 questions développées à partir
du corps de connaissance du rimap
3
. Les candidats
avaient été invités à se préparer pour l’examen en
prenant connaissance des huit documents disponibles
sur le site de FEAM et à partir desquels les questions sont
rédigées.
« Les questions
ont été rédigées par une équipe de sept
risk-managers européens issus de cinq des associations
membres de FERMA. Le consensus au sein de l’équipe n’a
pas toujours été facile à trouver mais c’est ce qui établit
le rimap comme différent, et vraiment unique. C’est un
examen de gestion des risques préparés par des risk-
managers pour des risques managers, avec en point de
mire les entreprises qui souhaitent s’appuyer sur une
gestion des risques efficiente et efficaces. »
insista Julia
Grahammembre du comité rimap et directeur technique
d’AIRMIC.
Depuis le lancement à Venise en octobre 2015, le rimap
a grandi en un an avec les étapes suivantes :
* Développement du Corps de connaissances,
* Accréditation des six premiers programmes de for-
mation,
* Licence donnée aux premiers programmes de forma-
tion continue pour délivrer des points de DPC.
Finalement, Isabel Martinez Torre-Enciso traça le
travail pour l’avenir
:
« Il reste maintenant à affiner
le processus de l’examen en effectuant un retour
d’expérience
sur cette première session de façon à
toujours mieux refléter la complexité et la diversit
é
de la profession d’une part, et d’autre par le porter
à la dispo
nibilité d’autant de ris- managers que
possible. »
Toutefois, par-delà la question du contenu et de
la validation du rimap, ce qui semble en question
c’est le mode de distribution et d’administration.
3
Voir sur le site Internet de FEMA – rimap Body of
Knowledge
A l’origine le projet était entièrement géré par le
siège de FERMA, avec une formation offerte en
ligne permettant à chaque candidat de se forger son
propre programme de préparation. Aujourd’hui,
FERMA se dirigerait vers un modèle confédéral
dans lequel le rôle des associations nationales serait
beaucoup plus important et prendrai en charge la
promotion du rimap, la préparation aux examens,
la gestion de l’examen, et elles seraient en outre
invitées à contribuer au contenu technique en
préparant chaque année des questions d’examen.
Cela suppose que les associations nationales
soient accréditées par FERMA pour se faire. Même
si FERMA reste seule à délivrer le rimap, il n’en
demeure pas moins que la question des langues
locales se posera rapidement car il paraît difficile
d’imposer l’anglais ou le français comme seules
alternatives. Mais alors comment FERMA pourrait-
elle apprécier le niveau des questions et la qualité
des réponses dans certaines des langues, les moins
répandues au sein de l’UE.
Les cyber-réalités provoquent-elles des
chocs dans la gestion des risques et des
assurances
?
Le thème retenu pour
son petit
déjeuner offert aux
participants ne pouvait pas laisser indifférent et dès lors
il n’était pas surprenant que la salle choisie soit pleine
malgré l’heure matinale au lendemain de la soirée de
gala.
La présentation est articulée autour de trois pôles : un
risque stratégique émergent, un problème éclaté, par-
delà le point d’éclatement, le rôle intégrateur du risk-
manager.
*
Risque Stratégique Emergeant
Les incidents relevant de la cyber-sécurité sont
devenus plus complexes, avec des impacts plus
lourds du fait de l’explosion des applications
digitales et de la dépendance des organismes de
ces technologies. Et le mouvement n’est pas près
de s’arrêter alors même que les entreprises de tous
niveaux continuent d’investir dans le déploiement
de ces technologies digitales pour conserver leur
compétitivité et leur pertinence dans leurs réseaux
de partenaires et de parties prenantes.
La cyber-sécurité continue de grimper dans la liste
des priorités des dirigeants et l’étude biennale d’AON
sur la gestion globale des risques conduite en 2015,