n°321 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 19 juillet 2013 - page 36

page 36 - Numéro 321 du 19 juillet 2013
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Reportage
3. Une approche raisonnable des
causes à la source de ces risques
identifiés.
4. La hiérarchisation des risques en
probabilité et impact.
5. L’identification des traitements dis-
ponibles pour gérer ces risques.
6. L’évaluation de l’efficacité de chacun
de ces instruments.
7. Des plans d’action pour répondre à
toute déficience de ces instruments.
8. Un système pour réparti les risques
entre les différentes entités du
groupe.
9. Un périscope pour observer l’hori-
zon.
Qu’elle place pour l’assurance
dans ce dispositif ?
1. Elle propose un des moyens pour
prévoir des financements exception-
nels en cas de sinistre.
2. Elle peut assister dans la gestion de
certains risques, mais ne gère pas à
la place de l’assuré.
3. Elle doit être taillée sur mesure pour
répondre à une situation spécifique,
et non pas être souscrite les yeux
fermés sur des contrats standards,
toutefois la customisation des con-
trats comporte des risques d’inter-
prétation lors de la survenance d’un
sinistre complexe.
4. La plus grande vigilance est recom-
mandée dans la lecture des contrats
car ce qui est couverts et/ou exclus
peur différer dans l’interprétation de
l’assuré et celle de son assureur.
5. Les contrats d’assurance s’inscrivent
dans un environnement dynamique,
il
convient
donc
:
- De revoir annuellement les contrats
pour valider qu’ils sont toujours en
ligne
avec
les
activités,
- De développer de nouveaux scéna-
rios tests pour évaluer l’indemnisa-
tion,
- Revoir les plafonds et sous-plafonds
de garantie.
6. Il faut être attentif au niveau des
cotisations et de son impact sur le
budget de la gestion des risques.
7. Assurance & Gouvernance – L’assu-
rance est toujours un maillon essen-
tiel de la gestion des risques, mais un
aucun cas le seul outil à prendre en
compte dans un programme.
Qu’est-ce qu’un risk-manager
attend de ses assureurs ?
1. Un partenariat avec une bonne con-
naissance et une compréhension de
l’entreprise
Réduit ou élimine les litiges autour
de la déclaration de la réalité du
risque,
Facilite la gestion des indemnisa-
tions,
Améliore la tarification comme le
souscripteur connait mieux le risque,
Permet une réponse plus efficace
pour la définition de couvertures sur
mesure,
Renforce la certitude et la stabilité
des contrats.
2. Une flexibilité pour s’adapter aux
évolutions des besoins du client.
3. Capacité de répondre aux besoins à
l’international
(essentielle dans le cas
de Fonterra)
4. Continuité dans le personnel au con-
tact pour éviter de constantes pé-
riodes de formation.
5. Engagement de participer aux efforts
de gestion des risqué et prise en
compte de la valeur ajoutée de la
gestion des risques.
6. Bon sens réciproque lorsque le mar-
ché connait une volatilité soudaine
importante.
7. Relation de long terme pour cons-
truire la confiance.
8. Leadership dans le secteur – particu-
lièrement importante pour l’apéri-
tion sur le marché de Londres)
9. Sécurité financière
(il faut que cha-
cun définisse des critères minimum)
10. Valeur ajoutée
(des différents ser-
vices, en particulier visites de risqué
et processus d’indemnisation)
11. Stabilité – les risk managers ont des
mémoires d’éléphants !
12. Indépendance de la prise de décision
à l’échelon local
(dans toute la me-
sure du possible pour les groupes
internationaux)
13. Garder un intérêt significatif dan le
risque
(le RM est toujours méfiant
envers l’assureur qui ne conserve
qu’une part limitée du risque en se
réassurant très largement, au besoin
en le masquant à l’assuré avec une
facultative),
et bien entendu
14. Des conditions de couverture appro-
priées et de cotisation concurren-
tielles.
Comment veiller à ce que les solu-
tions d’assurance que propose un
souscripteur s’inscrivent dans la
logique du programme ERM de
son client ?
1. Est ce que je comprends l’activité de
mon client ?
2. Est ce que ma tarification prend en
compte ses efforts de gestion des
risques ?
3. Est-ce que les couvertures que je
propose répondent effectivement
aux risques réels encourus par le
client ou est-ce que je me contente
d’offrir des garanties standards
4. Ma tarification est-elle réaliste ?
5. Mes exclusions sont-elles accep-
tables et réalistes ?
6. SI on rapproche les recommanda-
tions de John Pierce et celle de Gre-
gor Köhler des pratiques encore trop
fréquentes actuellement, on voit que
les assureurs en Australasie ont les
mêmes efforts à faire que ceux d’Eu-
rope et des Etats-Unis. On pourrait
résumer, encore un effort messieurs
les assureurs, et vous deviendrez
peut-être pertinents.
Et la route continue…
Mais pour quel itinéraire,
quelle destination ?
Personne ne pourrait s’étonner que les
risques naturels aient pris une telle am-
pleur dans les préoccupations des risk-
managers en Asie.
En particulier, la problématique de la
résilience des nuages d’approvisionne-
ment a pris une dimension supplémen-
taire depuis les Tsunami du Japon et les
inondations de Thaïlande en particulier
qui ont réveillé tous les acteurs écono-
miques sur les interdépendances crois-
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