RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 27 - Numéro 421 du 30 octobre 2015
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Point de vue
Les Franciliens sont de plus en plus sobres
en consommation des ressources naturelles
E
n effet, selon l’Institut d’amé-
nagement et d’urbanisme
d’Ile de France, l’empreinte
écologique de la région tend à s’al-
léger.
L’empreinte écologique est une
notion de notre temps, qui traduit
la somme des ressources natu-
relles prélevées pour se nourrir, se
loger et se déplacer, exprimée en
hectares, par habitant, ce qu’un
hectare peut théoriquement pro-
duire.
Alors que l’empreinte écologique
d’un Francilien était de 5,58 hec-
tares, il y a encore 10 ans, elle
n’était plus que de 4,81 hectares
en 2014, soit une réduction no-
table de près de 14 % sur cette période.
Cette réduction résulte essentiellement des progrès réa-
lisés dans les transports, en matière de mobilité durable,
comme il faut dire maintenant.
C’est le résultat du développement du réseau de trans-
port en commun, la saturation du réseau routier et l’essor
des moyens de déplacement partagés, comme le co-voi-
turage, qui ont entraîné progressivement une baisse de
l’usage de la voiture particulière, en Région parisienne.
Cependant, l’empreinte écologique des Franciliens reste
supérieure à celle du reste de la France, qui est de 4,66
hectares, en raison de l’impact plus important de l’ali-
mentation et de la consommation de biens et de services,
qui représentent 75 % de l’empreinte de la population
francilienne.
Dans le domaine de l’alimentation, ce sont les plats pré-
parés, dont la consommation est importante en Ile de
France et les repas pris hors domicile, qui expliquent en
partie cette situation.
Quant à l’empreinte plus élevée des biens et services
consommés, elle s’explique tout simplement par un reve-
nu disponible de 20 % plus élevé qu’ailleurs.
Par contre, l’empreinte du logement en Ile de France est
inférieure à la moyenne nationale à cause des superficies
inférieures, bien qu’il existe d’importantes différences,
selon la situation sociale de la population et selon leur
lieu de résidence, dans Paris et sa petite couronne ou
pour la grande couronne de la région.
Malgré l’évolution positive de l’empreinte écologique
francilienne, elle s’avère neuf fois supérieure à ce qu’elle
peut produire, à sa bio capacité.
Compte tenu des espaces disponibles, la capacité de la
région à reconstituer ses ressources et à absorber ses dé-
chets, n’est que de 0, 54 hectare par habitant, mais c’est
le sort de toutes les grandes agglomérations.
Pour ce qui est de l’Hexagone, pris dans sa globalité, la ca-
pacité disponible est de 2,99 hectares, ce qui couvre, en
gros, les 2/3 des besoins et qui place notre pays en bonne
position par rapport au reste du monde, mais dont nous
sommes tributaires.