RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 23 - Numéro 396 du 27 mars 2015
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Commentaire
Pour Laurence Rossignol, le financement en jeu
porte sur 2 à 4 milliards et la France doit d’abord
rétablir ses finances publiques avant d’y penser, ce
qui laisse peu d’espoir à leurs résidents et à leurs
familles, qui attendaient autre chose de l’Etat, que
ce report qui équivaut à une fin de non-recevoir.
Pas question, dans les propos de la secrétaire
d’Etat du sort des produits de la Casa, prélevés sur
les pensions des retraités pour la troisième année
consécutive et toujours, sans être utilisée au profit
des personnes dépendantes.
Laurence Rossignol s’est contentée de dire que ses
services travaillent actuellement sur la tarification
dans les Ehpad, « les établissements d’héberge-
ment pour personnes âgées dépendantes », pour
la rendre plus transparente et plus lisible.
La transparence est un terme à la mode, mais il est
loin de constituer l’essentiel du problème pour une
famille qui cherche à trouver un placement pour
une personne âgée dépendante de sa famille, aussi
proche que possible de son lieu de résidence, pour
pouvoir garder le contact dont elle a besoin.
En ce moment, le tarif moyen mensuel de l’héber-
gement en Ephad varie d’un département à l’autre
dans des proportions non justifiées en allant de 1
342 euros par mois dans la Meuse à 3 296 euros
à Paris, en passant de 2 315 euros à 2 806 euros
par mois, autour de la capitale, alors que le service
fourni devrait, en principe être le même partout.
La raison invoquée pour justifier ces écarts serait le
coût du foncier, mais celui-ci ne peut pas, à lui seul,
expliquer de tels écarts.
Pour aider les familles dans le choix d’un Ehpad à
leur portée, rien ne vaut un comparateur, d’où l’an-
nonce de la mise en place, début mai, d’un portail
gouvernemental, dénommé « Pour les personnes
âgées.gouv.fr », pour les aider dans leur recherche
et dans leur choix d’un Ephad à leur portée.
Il semblerait que beaucoup d’établissements privés
se sont construits ces derniers temps, encore à la
recherche d’une rentabilité et, pour cette raison, ils
sont chers et ne sont pas toujours occupés à 100 %
ce qui devrait peser, à la longue sur leurs prix.
L’Etat doit faire face au rôle qui lui incombe dans
ce domaine, malgré la limitation de ses moyens fi-
nanciers.