RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 23 - Numéro 466 du 11 novembre 2016
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Cependant, allumer un feu dans une cheminée n’est pas
sans risque, car le bois, en brûlant dégage des fumées
grasses ses qui se déposent sur les parois de la cheminée
sous la forme d’une suie facilement inflammable et qu’il
faut, régulièrement, faire éliminer.
C’est un travail ingrat dont se chargent généralement les
plombiers, qui n’ont plus rien à voir avec les ramoneurs
d’antan, mais dont les méthodes et techniques sont tou-
jours les mêmes.
Qui dit risques, dit assurances et on se tourne vers les
contrats multirisques habitation qui couvrent le risque
d’incendie des propriétaires, des copropriétaires et des
locataires d’immeubles, y compris les incendies de che-
minées.
Bien sûr le contrat multirisques habitation couvre les
dommages aux biens assurés et aux tiers par les feux de
cheminée sans déclaration particulière.
Ils couvrent aussi l’incendie dans les conduites d’évacua-
tion des gaz de combustion des chaudières à gaz naturel
ou à gaz de pétrole liquéfié les GPL, butane ou propane,
qui sont des risques de la même nature que les feux de
bois.
Le nettoyage des conduits d’évacuation des fumées fait
partie de l’entretien de la chaudière.
Le ramonage des cheminées à bois ne s’impose que si
l’on utilise sa cheminée, or il y a beaucoup de cheminées
que l’on n’utilise pas ou que l’on n’utilise qu’occasionnel-
lement et qui, pour cette raison peuvent devenir dange-
reuses, dans la mesure où l’on sous-estime l’usage occa-
sionnel.
Alors, faut-il les faire ramoner, d’autant plus qu’il n’est pas
évident de trouver un plombier qui accepte de se dépla-
cer et de s’équiper, pour ramoner une seule cheminée.
D’abord, il faut savoir que le ramonage est obligatoire et
que son défaut constitue une contravention sanctionnée
par une amende de troisième classe pouvant aller jusqu’à
450 euros.
Le règlement sanitaire départemental prévoit en général
deux ramonages par an pour les conduites de fumée en
fonctionnement, dont un en période de chauffe.
Le ramonage incombe à l’utilisateur de la cheminée et en
principe au propriétaire, qui doit vérifier à chaque chan-
gement de locataire, le bon état de propreté des conduits
de fumées.
Le propriétaire qui autorise son locataire à utiliser la ou
les cheminées peut le rendre responsable du ramonage
en lui demandant de lui fournir les attestations.
Les frais de ramonage font partie des travaux d’entretien
et sont à la charge du locataire sous la forme de charges
locatives rappelées généralement dans le bail, que le ra-
monage soit laissé aux soins du locataire et fait faire par
le bailleur immeuble.
Dans les immeubles en copropriété qui comportent des
cheminées, ce qui est le cas d’immeubles ancien ou d’im-
meubles récent de grand standing, le ramonage incombe
au copropriétaire, voire à son locataire.
Dans les immeubles anciens, l’utilisation des cheminées
est souvent interdite et plus particulièrement dans les im-
meubles en copropriété.
On trouve dans les rayons de bricolage de nombreux pro-
duits de ramonage chimiques, souvent vendus avec des
attestations d’assurances.
Ces produits peuvent avoir une certaine efficacité s’ils
sont utilisés à bon escient mais leur utilisation ne dis-
pense pas de faire procéder aux ramonages traditionnels
obligatoires.
Si vous possédez et utilisez une cheminée, vérifiez les
conditions générales et particulières de votre police d’as-
surance pour voir si l’absence de ramonage ne vous ex-
pose pas à des sanctions en cas de sinistre.