n°426 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 4 décembre 2015 - page 32

RiskAssur-hebdo
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page 32 - Numéro 426 du 4 décembre 2015
Reportage
un inventaire des obligations morales et légales des or-
ganismes européens en ce qui concerne la mobilité de
leur personnel.
Le conseil, DLA Piper, a conclu que le cadre Européen
résulte de la Directive 89/31/CEE et qu’elle a été trans-
crite en droit national dans les pays membres. Bien que
les conditions de transposition ne soient pas uniformes
dans tous les pays, globalement elles ont résulté en une
amélioration pour tous les personnels concernés, voya-
geurs, détachés, expatriés, par une amélioration des
obligations de leurs employeurs en ce qui concerne leur
santé, leur sécurité et leur sûreté.
Dans ce rapport, six professionnels très concernés par-
tagent leurs bonnes pratiques, au niveau des processus
et des programmes au travers d’entretiens spécifiques.
Ils se rejoignent sur la préoccupation de la prévention,
qui a pris le pas sur les considérations strictement finan-
cières.
A partir de ce relevé de terrain, les auteurs ont pu
construire une boîte à outil des meilleures pratiques. La
checklist contribue au développement d’une conscience
accrue de la nécessité e la mise en place de mesure de
préventions et propose des solutions pratiques en sui-
vant la séquence de tout voyage :
-
Avant le voyage
, comment réaliser la préparation ef-
fective, l’information des personnels concernés et la
question de la conformité en prenant en compte la
spécificité des pays visités au niveau légal, culturel,
et d’infrastructure hospitalo-sanitaire,
-
Au cours du voyage
, suivre et résoudre les pro-
blèmes liés au voyage et la conformité, y compris les
« surprises »,
-
Après le voyage
, le retour d’expérience pour amélio-
rer la gestion des risques de voyage et les urgences.
Les ressources humaines avec compétences à l’inter-
national sont un actif essentiel des entreprises dans un
monde globalisé, et les risques liés sont donc importants.
Fidéliser cette population, renforcer sa loyauté, sont des
facteurs essentiels dans une réflexion sur la continuité
des opérations, et la réputation.
Pour ce faire, il faut leur proposer les meilleures condi-
tions de travail possible en gérant leur propre santé, sé-
curité et sûreté, voire celle de leurs familles.
L’objectif du document publié par FERMA, et diffusé à
Venise est d’accompagner les employeurs dans leur pro-
jet de comprendre et de remplir leurs obligations vis-à-
vis de leurs collaborateurs, et de leurs familles, en dépla-
cement à l’étranger.
Qu’en est-il des groupes d’assurance
présentant un risque systémique
?
Bien que je sois souvent soucieux de distinguer la gestion
des risques de la gestion des assurances, il est un sujet
qu’il est difficile d’ignorer, c’est celui de l’évolution de la
gestion et du contrôle de la solvabilité des assureurs. En
effet, si on se place sur la gestion des risques au niveau
du directeur financier, un des volets d’une gestion
globale, la qualité des couvertures d’assurance est
importante puisque d’une certaine mesure le placement
de couverture auprès d’un assureur en vient à adosser le
bilan de l’assuré sur celui de l’assureur quand souffle la
tempête. Il est alors important que la note de l’assureur
soit égale ou supérieure à celle de l’assuré, car comment
pourrait-on imaginer d’appuyer son bilan sur un bilan
plus fragile ? Dès lors, la notation d’un assureur est un
élément important de la qualité des couvertures qu’il
propose, bien au-delà du raffinement du contenu des
garanties.
Dans ce paysage, la question des grands groupes se
posent de façon plus prégnante, en particulier pour les
grandes entreprises présentes dans de nombreux pays et
pour lesquels ces grands opérateurs sont des partenaires
quasiment obligés.
Ces neuf grands groupes d’assurance, les plus gros du
monde, dits de risque systémique, sont également dans
le collimateur des contrôleurs d’assurance. Les nouvelles
règles de solvabilité que sont en train de finaliser les
contrôleurs visent avant tout à faire en sorte que les
contribuables ne soient pas appeler à la rescousse, mis à
contribution en cas de crise.
Les contrôleurs ont eu leur attention attirer sur ces
groupes dont les encaissements se chiffrent en Milliards
de Dollars à la suite de l’investissement massif des
autorités américaines pour sauver le groupe AIG de la
faillite lors de la crise financière des années 2007-2009
du fait de son portefeuille de swaps de défaut sur des
portefeuilles de crédits.
A la demande du G20, l’association des contrôleurs
d’assurancemondiaux
3
a défini des exigences en capitaux
en deux parties pour les neuf groupes d’assurance dont
elle estime que la faillite pourrait entraîner un désordre
grave dans le marché.
Les neuf groupes sont domiciliés aux Etats-Unis – AIG,
Metlife Inc., Prudential Financial Inc. – en Europe –
Allianz, AVIVA Plc, Prudential, Assicurazioni Genelarli
S.p.A., et AXA S.A. - et en Chine – Ping An Insurance Co.
of China Ltd.
3
IAIS – the International Association of Insurance Supervi-
sors
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