n°426 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 4 décembre 2015 - page 26

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page 26 - Numéro 426 du 4 décembre 2015
Point de vue
Le financement de la lutte
contre le changement climatique
reste un sujet controversé
C
’est un sujet qui oppose depuis
des années les pays du Nord
aux pays du Sud, qui n’a pas
trouvé, jusqu’à présent de solution
et qui devra se régler à Paris, dans le
cadre de la COP 21, pour en assurer
le succès.
Les pays du sud accuseront, une fois
de plus les pays du Nord d’être à l’ori-
gine des émissions de gaz à effet de
serre, mais là n’est pas la question.
Il est indiscutable que le financement
de la lutte contre le changement cli-
matique est l’un des aspects essen-
tiels, sinon le plus important, des ef-
forts à déployer à l’échelle mondiale,
pour faire face au défi du change-
ment climatique.
Il s’agit de limiter, puis de mettre fin aux émissions de gaz
à effet de serre et soutenir le passage de l’humanité à un
développement durable, ce qui suppose un financement
de l’effort à fournir, le renforcement de la confiance entre
pays du Nord et pays du Sud et c’est la COP 21 qui nous en
donne l’ultime occasion.
Entre-temps, la situation a évolué, des pays en dévelop-
pement sont sortis des rangs, comme la Chine et l’Inde,
qui attendent des pays du Nord des transferts technolo-
gies pour s’adapter au changement climatique.
A la conférence de Copenhague, en 2009, les pays in-
dustrialisés se sont fixés pour objectif de mobiliser 100
milliards de dollars par an, d’ici 2020, pour soutenir les
activités d’atténuation et d’adaptation dans les pays en
développement.
Le Groupe consultatif de haut niveau du Secrétariat gé-
néral sur le financement de la lutte contre le changement
climatique a estimé que lever 100 milliards de dollars par
an serait difficile, mais faisable, alors que pour les pays,
en attente des fonds, les 100 milliards par an sont un
plancher mais non pas un plafond.
Les difficultés dont il est fait état découlent de la crise
économique et financière qui fait que les Etats ne sont
plus en mesure de faire face à leurs engagements, faute
de pouvoir faire entrer les taxes et les impôts et d’en lever
de nouveaux, sous peine de peser sur le pouvoir d’achat,
déjà en déclin, de leur population.
Pourtant, l’argent existe, mais il est concentré entre
quelques mains et gérés par des fonds obscurs, qui ne
veulent pas le lâcher, même s’il ne leur sert à rien, alors
que Nicholas Stem, le président de l’Académie britan-
nique estime que les pays riches doivent tenir leur enga-
ment. Mais sont-ils encore riches ?
Dans ce contexte, pour le Groupe consultatif, le finance-
ment devra provenir d’un large éventail de sources pu-
bliques et privées, voire bilatérales et inclure le recours
à des sources alternatives ainsi que l’accroissement des
contributions venant de sources existantes et des flux en
provenance du secteur privé.
A Laurent Fabius, qui présidera la COP 21, au nom de la
France, pays hôte, de les convaincre de l’obligation de
trouver un accord.
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