n°426 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 4 décembre 2015 - page 31

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 31 - Numéro 426 du 4 décembre 2015
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Reportage
compte également les pluies torrentielles).
2. Evaluer leur impact en termes de niveaux potentiels
et de probabilité, grâce au cartes d’inondation
et aux historiques disponibles. En principe, les
professionnels calculent les probabilités sur les
historiques des derniers 250 ou 500 ans).
3. Identifier les zones des sites de production qui
subiraient les inondations les plus Lourdes.
4. Mettre en place un suivi des niveaux d’inondation
des cours d’eau adjacents et suivre les alertes.
5. Installer des barrières permanentes ou temporaires
pour prévenir les arrives d’eau à l’intérieur des
bâtiments et des zones en sous-sol.
6. Maintenir les systèmes d’égout et des collecteurs
d’eau de pluie pour éviter les bouchages et assurer
l’écoulement des eaux avec des clapets antiretour et
des pompes d’évacuation qi doivent être vérifiées en
permanence avec des modes opératoires différents.
7. Installer des protections permanentes sur les
approvisionnements critiques (gaz,
é
lectricit
é
,
vapeur, eau, etc.) et sur les matériaux/liquides/gaz
potentiellement dangereux et/ou polluants.
8. Transf
é
rer les équipements onéreux ou critiques et
les stocks (ou du moins les mettre à une hauteur
supérieure au niveau historique maximum des
inondations).  
9. Développer et inclure dans les plans d’urgence des
cartes des sites comprenant les actions spécifiques
à engager en cas d’inondation (mise en place de
barrières temporaires, fermetures des installations
critiques, remplacement des matériaux critiques,
etc.).
10. Mettre en place un plan de reprise après inondation,
y compris l’identification de prestataires spécialisés
dans la restauration de bâtiments, équipements et
matériaux, et explorer les opportunités de relocaliser
les infrastructures sur des plateformes flottantes
pour envisager des alternatives pour garantir la
continuité de production.
Et finalement pour aller plus loin on peut également
combiner les actifs exposés en organisant des revues
internes par les pairs qui peuvent être étendues à d’autres
entreprises, en particulier les partenaires amonts, avals
, et latéraux dans le cadre d’une réflexion de résilience
du réseau d’interdépendances (approvisionnements
et logistique) de façon à promouvoir et maintenir
l’excellence dans le cadre d’un effort d’amélioration
continue.
Quelle sécurité pour les déplacements
professionnels ?
Quand on pense au travail d’une façon générale, ce qui
vient à l’esprit c’est une usine avec ses postes de travail
ou des bureaux.
Dans de nombreux milieux c’est encore la vision que l’on
a de l’activité professionnelle, sans aucun doute le dépla-
cement et l’ordinateur portable sont-ils davantage dans
l’esprit des participants FERMA, et d’une manière géné-
rale la communauté des professionnels de la gestion des
risques, du fait même de l’internationalisation du métier.
De fait, de nombreuses personnes voyagent essen-
tiellement pour leur travail qu’ils soient entrepreneur,
employé, ou travailleur indépendant. Comme tous les
autres travailleurs, ceux qui voyagent professionnelle-
ment doivent être protégés mais cela supposent une
réflexion systématique, mise à jour régulièrement en
fonction de l’évolution des contextes nationaux et inter-
nationaux, une planification rigoureuse, avec les adap-
tations continues indispensables, pour que les mesures
soient efficaces et le demeurent dans le temps.
Le droit à la sécurité s’applique à tous, en tous lieux et
circonstances. De fait, le statut légal du « devoir de soin »
des employeurs en Europe a évalué et tout naturelle-
ment FERMA s’est intéressée au sujet et a travaillé avec
un spécialiste, la société SOS International pour rédiger
un document sur la gestion des risques liés aux déplace-
ments professionnels
2
.
Le rapport couvre les problématiques de gestion des
risques concernant la santé, la sécurité et la sûreté dans
le cadre des voyages internationaux.
La rédaction s’est appuyée sur un questionnaire visant à
collecter les pratiques et opinions des adhérents dans ce
domaine. Il en ressort que :
-
60% des participants sont risk-managers, 20% sont
responsables assurances, et le reste ont les deux
fonctions,
-
27% des participants ont la responsabilité de la poli-
tique en la matière, 45% sont parties prenantes dans
le processus,
-
88% estime que ce risque est monté dans l’échelle
des risques à prendre en compte dans le cadre de
leur fonction au cours des deux dernières années et
près de huit sur dix l’ont inscrit sur leur agenda 2016.
Pour dresser un diagnostic rigoureux, il a fallu réaliser
2
Travel Risk Management 2015 – European Trends -
Under-
standing Health, Safety and Security risk management for work-re-
lated international travel and assignments
1...,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30 32,33,34,35,36,37,38,39,40,41,...44
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