RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 23 - Numéro 426 du 4 décembre 2015
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Commentaire
obligatoirement garantir les dommages matériels
directs causés aux biens assurés par un attentat ou
un acte de terrorisme subi sur le sol national.
La garantie délivrée couvre les dommages aux
biens, les frais de décontamination, les dommages
immatériels y consécutifs, c’est-à-dire la privation
de jouissance et les pertes d’exploitation prévue
aux contrats.
Assurance transport et aviation
La garantie est obligatoire pour les véhicules assu-
rés contre les dommages aux corps d’une valeur
inférieure à 1 million d’euros, lorsqu’elle concerne
des véhicules aériens destinés à une activité non
commerciale à but non lucratif ou des véhicules
maritimes lacustres ou fluviaux destinés à la navi-
gation de plaisance.
Par ailleurs, les actes de terrorismes sont inclus
dans la garantie des risques de guerre, une garantie
très large qui couvre la guerre étrangère, la guerre
civile, les actes de sabotage et de terrorisme, les
émeutes et mouvements populaires, grèves, pira-
tage, saisies et actes de malveillance.
Le terrorisme est un risque spécifique, dont la na-
ture est parfois difficile à identifier et dont la sur-
venance fluctue au gré des tensions géopolitiques,
dorénavant mondialisées.
Au-delà du terrorisme conventionnel donnant
lieu à des explosions, il faut envisager l’utilisation
d’armes de destruction massives, nucléaires et
chimiques, dont l’utilisation est devenue plausible,
même si ses modalités sont difficiles à prévoir.
La modélisation du risque semble, à ce jour, de por-
tée peu fiable et empêche une vision probabiliste
du risque.
L’approche retenue par les réassureurs qui ac-
ceptent de couvrir ce risque, comme de fait la
CCR en France, agissant pour le compte de l’Etat,
est articulée autour de plusieurs modèles comme
le catalogue des cibles potentielles et un module
d’aléas, qui dans l’état actuel de l’art des connais-
sances scientifiques, qui permettent d’évaluer les
zones touchées.
Ce modèle permet d’évaluer l’exposition au scéna-
rio d’hyper-terrorisme couvert en réassurance, en
sachant qu’il est difficile d’être plus précis.