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page 18 - Numéro 426 du 4 décembre 2015
Point de vue
Cinquante ans de rapports et de conférences
pour aboutir à la COP 21
O
n cite généralement le 23 juin 1988 où, au Capitol
à Washington, une commission sénatoriale améri-
caine a auditionné un groupe de scientifiques sur
les raisons de la canicule qui sévissait sur la côte Est du
pays, lui faisant subir une chaleur intenable.
A cette date, le grand parc naturel de Yellowstone était en
feu et on se demandait quand cette folie météorologique
prendrait fin.
1988 est aussi l’année où le G 7, un groupe de 7 pays
avancés, dont la France faisait partie, demande la créa-
tion, sous l’égide de l’ONU, du Groupe d’experts inter-
gouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, tel que
nous le connaissons maintenant.
En fait, c’est tout un processus de montée de l’alerte sur
le réchauffement climatique qui s’était intensifié dans les
années 1960-1970, avec des rapports internationaux et
américains faisant la synthèse des différentes connais-
sances accumulées sur le sujet.
An 1979, la première conférence mondiale sur le climat
est réunie à Genève organisé par l’Organisation météoro-
logique, I’OMM et le Programme de Nations Unies pour
l’environnement, qui marque le début d’une articulation
entre la communauté savante et le monde politique.
Après la signature du protocole de Montréal en 1987,
pour bannir les CFC, responsable de la destruction de la
couche d’ozone, la lutte contre le changement climatique
était engagée, pour se concrétiser en 1992, par la signa-
ture au Sommet de Terre, à Rio de Janeiro, de la Conven-
tion cadre des Nations Unies sur les changements clima-