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page 24 - Numéro 413 du 4 septembre 2015
Point de vue
L’assurance vie sert aussi à concentrer
la richesse des Français
A
lors que l’épargnant lambda voit
dans l’assurance-vie classique, celle
en euros un moyen d’épargne sécu-
risé, celle qui lui permettait, dans le passé,
de mettre de l’argent de côté pour ses hé-
ritiers, et aujourd’hui de se constituer un
complément de revenu pour sa retraite,
pour 10 % des assurés, qui détiennent la
moitié des encours, elle est un placement
à la fiscalité favorable, doté d’avantage
successoraux importants, tant au plan fis-
cal que civil, qu’ils cherchent à exploiter à
fonds.
Une première information nous vient de
l’INSEE, selon laquelle 10 % des Français
les plus riches, ceux qui disposent d’un
patrimoine de plus de 440 000 euros, pro-
fitent largement de l’assurance vie.
Il est intéressant de savoir que pour l’INSEE, les 440 000
euros correspondent à un seuil dit « patrimonial », celui
qui caractérise pour l’INSEE les possédants.
Cependant, pour en savoir plus, on peut se rapporter à
une étude publiée en juin par Facts & Figures, un cabinet
de conseil en stratégie, spécialisé dans l’assurance.
Celui-ci confirme les informations données par l’INSEE,
ainsi, en 2013, sur les 105 milliards d’euros investis en as-
surance vie, 10 % des épargnants ont placé 56 milliards,
soit plus que le 90 % des autres assurés.
Ces 10 % ont un patrimoine compris entre 440 000 et 2,5
millions d’euros, et représentent 9,7 % des ménages com-
pris dans ces 10 %.
Ils y ont investi 32 milliards et les 24 milliards restant ont
été investis par 0,3 % des ménages, dans le cadre de la
gestion privée.
Cette situation fait que l’épargne des contrats détenus
par les épargnants lambda s’élève en moyenne à 17 130
euros, le montant passe à 66 400 pour l’épargnant patri-
monial et à 199 200 pour les bénéficiaires de la gestion
privée, offerte par les assureurs.
Cependant, ces montants ne reflètent pas, avec précision
le montant moyen détenu en assurance vie par un seul
et même assuré, car une personne peut détenir plusieurs
contrats.
Notamment pour les personnes les plus fortunées, expo-
sées au risque de la requalification par le fisc, de l’assu-
rance vie en placement financier aux revenus imposable.
Les épargnants les plus fortunés bénéficient d’une offre
d’assurances plus étendue de fonds en euros, aux rende-
ments plus attractifs, les fonds euros « dynamique » qui
diversifient largement leurs investissements, sans faire
prendre le risque aux souscripteurs.
Selon l’étude présentée par Facts & Figures ces fonds ont
rapporté en moyenne 2,88 % en 2014 et ceux investis ma-
joritairement en immobilier ont dégagé un rendement de
3,62 %.
A chaque assuré de comparer ces rendements à ceux de
son propre contrat et, s’il veut prendre des risques, de
transférer une partie de son épargne sur des comparti-
ments en unités de compte, placés en actions.