n°351 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 28 mars 2014 - page 31

des conclusions et recommandations en dépend
largement.
La date de remise du rapport final est largement
contingente de ce travail qui doit être complet mais
aussi diligent pour éviter des reports préjudiciables à
la qualité du projet.
4. Entretiens
 :
L’équipe de FM Global est consciente
des contraintes et de la charge de travail des
dirigeants et opérationnels qui doivent prendre
part au projet et elle est soucieuse d’économiser
leur temps autant que possible. Pour l’essentiel, les
entretiens sont donc des face à face, sauf lorsque la
présence de deux collaborateurs impliqués dans un
même processus se révèle indispensable. L’objectif
est de maintenir la durée maximum à une heure. Le
client est chargé de fournir la liste des personnes à
interroger avec leurs titres et missions suffisamment
à l’avance de façon à ce que les consultants puissent
l’évaluer et proposer des modifications si certains
processus leurs paraissent « orphelins ». La qualité
des livrables dépend essentiellement de la qualité de
l’information recueillie lors de ces entretiens.
Pour notre part, nous nous interrogeons sur
l’éventuelle nécessité de prévoir des ateliers
« scénarios » pour affiner l’information recueillie à
l’occasion des entretiens individuels avec l’avantage
de la dynamique de groupe. Toutefois, nous
comprenons le souci de FM Global d’économiser
le temps des acteurs de l’organisme et de ne pas
doubler les ateliers de cartographie qui ont pu déjà
avoir lieu. Mais on peut légitimement s’interroger sur
la validité de tels ateliers si à cette occasion l’impact
sur l’organisme et ses objectifs n’a pas été inclus dans
« l’analyse et évaluation du risque »
5. Quantification des vulnérabilités 
:
L’un des
principaux livrables du BIA proposé par FM est de
quantifier des vulnérabilités majeures, celles qui
ont des conséquences sur l’habilité de l’organisme à
remplir ses missions, à atteindre ses objectifs. Bien
entendu, cette quantification va s’appuyer sur une
batterie d’hypothèse qu’il faut valider avec le client
et elle peut se limiter à une unité de production,
voire à des processus jugés comme particulièrement
sensibles. Encore faut-il alors que les éléments
de comptabilité analytique appropriés soient
disponibles.
Un certain nombre d’éléments sont pris en compte
dans le chiffrage :
ü
Les délais de restauration, sur la base des
données FM Global et/ou des estimations de
l’organisme,
ü
Les interdépendances, amont et aval, avec le
processus endommagé ; ces interdépendances
sont de différentes nature
(production – une
unité en alimente une autre –, produit – des
flux de revenus sont interdépendants –, activité
support – base de données informatiques,
back office, etc. –)
ü
Les coûts de mitigation, la possibilité de mettre
en place des mesures qui limiteront l’impact
du fait de la disposition d’alternatives
ü
Les autres coûts de mitigation du risque
ü
Les coûts post-reprise inclus les délais de
reprises des relations normales avec les clients
et fournisseurs, voire les conséquences de la
perte provisoire ou définitive de partenaires.
Les documents de FM Global ne font mention
que des clients mais lors d’un arrêt, or la perte
de fournisseurs ou sous traitants clés, ou leur
ouverture à des concurrents mettant fin de
fait à un avantage concurrentiel et une perte
potentielle à moyen et long terme, peut-être
plus lourde de conséquence pour un organisme
que la perte à court terme d’un client.
ü
Les évaluations de dommages directs aux
biens sont en général bien maîtrisées à partir
des bases de données dont dispose FM.
6. Livrables du projet
 :
Un rapport détaillé est remis
au coordinateur projet interne, charge à lui de le
communiquer en interne à toutes les personnes
concernées. Ce rapport contient les informations
suivantes :
ü
Introduction et résumé pour les dirigeants,
reprenant le périmètre et les objectifs du
projet, les principales conclusions et un
résumé de la quantification des vulnérabilités
et les recommandations. Le résumé pour les
dirigeants donnent les recommandations
/ priorités en matière de prévention, de
protection, de résilience opérationnelle et de
continuité déactivité
.
ü
Des données au niveau des différentes unités
en détaillant les différents éléments de la
quantification évoqués ci-dessus. Chaque
résumé donne un tableau précisant les moyens
à mettre en œuvre pour améliorer la résilience
des unités concernées.
ü
Des données au niveau des processus qui
indiquent les interdépendances en particulier
ce qui est directement concerné par un arrêt
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page 31 - Numéro 351 du 28 mars 2014
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