n°351 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 28 mars 2014 - page 34

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Abonnement gratuit sur
page 34 - Numéro 351 du 28 mars 2014
Reportage
les partenaires économiques, clients, fournisseurs,
participants à un projet commun (coopétition).
Les solutions à envisager visent à améliorer le risque,
mettre en place des solutions opérationnelles et mesures
de réaction et restauration. Bien entendu, la boîte à outils
ne contient pas des solutions mutuellement exclusives,
mais au contraire les plus souvent complémentaires.
Toutefois, les solutions qui visent à réduire le risque sont
toujours préférables aux solutions de restauration, dans
la mesure où elles sont économiquement raisonnables.
Toutefois, les solutions de backup, ou autres alternatives
doivent toujours être envisagées pour optimiser la
résilience.
-
Mise en œuvre des stratégies de continuité 
:
Le PCA
– Plan de Continuité d’activité – doit être un document
opérationnel et c’est précisément l’objet du « Projet
BIA » de transmuer l’information recueillie au cours du
processus en action potentielle.
C’est pour cela que le document doit être clair et concis
et il doit prendre en compte les cinq classes de ressources
identifiées dans l’espace des vulnérabilités : les
hommes (H), les capacités de production (T), les circuits
d’information (I), les partenaires (P) et en particulier la
chaîne logistique et les circuits de distribution, et les
finances (F).
Quant à nous dans le cadre du « diagnostic des
vulnérabilités » proposés dans le processus de gestion
des risques CARMIN, nous insistons également sur
les externalités que nous appelons les « ressources
gratuites » car des arrêt de production peuvent
provenir de l’absence d’une qualité de l’environnement
physique (air, eau, terre), social & économique, et même
concurrentiel lorsque celui-ci apporte une avantage non
maîtrisé par l’organisme.
-
Mise à jour continue des stratégies de continuité
 :
Le
PCA n’est pas un document qui reste dans un tiroir et que
l’on ressort si la situation le commande.
Il s’agit bien entendu d’un document vivant qui doit
être mis à jour régulièrement en fonction des décisions
de tout niveau, et on le rappelle qu’il doit être pris en
compte à l’occasion de ces décisions.
Il doit également faire l’objet d’exercices pour être
opérationnel le jour où il doit être mis en œuvre
.
En conclusion, que penser de l’offre de FM Global ?
Les compétences spécifiques des ingénieurs de FMGlobal
peuvent se révéler indispensables dans une exercice
de diagnostic des risques qui doit bien entendu inclure
l’identification er la quantification des conséquences
financières à court, moyen et long terme de toutes
manifestations des menaces qui peuvent peser sur un
organisme.
Il faudrait toutefois encore souligner que la nécessité
d’inventer le BIA résulte en effet de l’insuffisance de
perspective de la plupart des processus de cartographie
des risques proposées aux organismes de toute nature.
Le détail de la démarche proposée par FM Global montre
que la mutuelle met à la disposition de ses sociétaires
les compétences accumulées grâce à plus d’un siècle
de travail au bénéfice des entreprises soucieuses de
résilience bien avant que le mot n’ait fait son entrée dans
le monde de la gestion des risques.
Les lecteurs intéressés pourront consulter le site
Il est particulièrement rassurant que le processus
préconisé soit en complète harmonie avec la norme
ISO 31000 et plus généralement la démarche d’ERM –
Entreprise-wide Risk Management – préconisée non
seulement pour les entreprises de toute taille, et plus
particulièrement les ETI et PME/PMI dont l’intérêt pour
la démarche est parfois aiguillonnée par leurs donneurs
d’ordre ou des dispositions réglementaire.
L’implication des dirigeants, non seulement en mettant
à la disposition du coordinateur les de ressources
nécessaires, mais en «mouillant eux-mêmes la chemise »
est soulignée à juste titre mais il ne faudrait jamais
oublier que « la gestion des risques est l’affaire de tous »
et que la communication/consultation avec les parties
prenantes internes et externes est la clé du succès.
Les compétences en gestion des risques doivent faire
partie de l’ADN de tout organisme, public ou privé. Et
les autorités françaises l’ont bien intégré en faisant de
la résilience sociétale de la France l’objectif au cœur de
l’action des pouvoirs publics.
Professeur Jean-Paul Louisot
Directeur pédagogique de CARM_I
Vous avez des informations à communiquer concernant votre société
(nominations, résultats, acquisitions, …)
Envoyez vos communiquésà
1...,24,25,26,27,28,29,30,31,32,33 35,36,37,38,39,40,41,42,43,...44
Powered by FlippingBook