RiskAssur-hebdo
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page 32 - Numéro 351 du 28 mars 2014
Reportage
du processus et les délais de restauration
du fonctionnement avec la mesure des
conséquences financières de ces délais
(ODR –
Objectif de délai de restauration –, DTI – délai
tolérable d’interruption ou de fonctionnement
dégradé –)
ü
Des annexes reprennent les informations
sous-jacentes essentielles pour comprendre
le cheminement du travail effectué et
les informations recueillies au cours des
entretiens.
La reprise des informations est essentielle puisqu’elle
pose le cadre de la réflexion et la limite de la validité
des recommandations qui s’appuient sur les éléments
fournis par les clients, mais tout de même passés
au crible des compétences des consultants. Il faut
toujours garder à l’esprit les limites de l’exercice avec
la notion américaine bien connue « GIGO – garbage
in/garbage out », les conclusions ne sont valides que
pour autant que les informations sur lesquelles elles
s’appuient sont correctes et complètes. Par ailleurs,
cette annexe permet également au coordinateur de
suivre l’évolution interne et déclencher des mises à
jour lorsque de nouveaux marchés, de nouveaux
fournisseurs, de nouvelles initiatives remettent en
cause cette plateforme d’information.
7. Présentation finale
:
Conscients de l’importance de
la qualité de l’information, les consultants FM Global
veille à ce que le rapport d’étape fasse l’objet d’une
revue en profondeur et d’une validation des comptes-
rendus d’entretien. Mais l’équipe est également en
mesure de faire une présentation devant l’équipe
dirigeante au complet dont certains membres ont pu
ne pas être directement impliqués dans le projet, ou
à la marge. C’est le moment privilégié pour répondre
aux questions qui resteraient chez certains alors que
l’adhésion de tous sera sans doute indispensable à la
mise en œuvre des recommandations, et à la revue
périodique du projet.
8. Evaluation
:
A l’issue du processus l’équipe tient
à recueillir une évaluation de leur propre travail,
sous forme d’un bref questionnaire en ligne. Ce
retour d’expérience est bien entendu une source
de recommandation, mais surtout une source
d’amélioration permanente pour l’équipe.
Atitred’illustrationonpeutreprendrelecommentaire
d’un fabricant de biens de consommation :
« L’étude
BIA a permis à notre comité de direction d’identifier,
de quantifier nos risques, et finalement d’opter pour
une meilleure couverture d’assurance. Nous avons
pu mettre en œuvre des solutions adaptées réduisant
notre exposition aux risques d’interruption d’activité.
Nous sommes désormais en mesure aux exigences
imposées par les règles de gouvernance de notre
entreprise. »
La conclusion du projet – La gestion de la
continuité
Il est clair que l’objectif de tout projet BIA est bien de
gérer la continuité et FM Global propose le modèle
suivant :
-
La résilience intégrée
:
La continuité doit être intégrée
dans tous les processus de décisions stratégiques,
tactiques et opérationnelles, comme un des volets de
l’ERM, de façon à ce que les processus nécessaires pour
mettre sur le marché un nouveau produit ou service,
entrer de nouveaux marchés, choisir de nouveaux
fournisseurs ou sous-traitants soient toujours choisis en
tenant compte de leur résilience. La résilience doit être
un attribut et une mission pris en compte dès la phase de
conception. Mais ceci suppose une réflexion itérative, et
non pas juste au début…
-
Stratégie & Culture
:
Comme pour tous les éléments
constitutifsd’unprogrammed’ERM, lacontinuitédoit être
soutenue par les dirigeants mais elle repose également
sur l’implication de tous, de tous les propriétaires de
risques dans le processus. En effet, la chaîne n’est aussi
solide que son maillon le plus faible… Ce qui suppose
de mettre en place un processus de communication/
consultation avec l’ensemble des parties prenantes
internes (et externes) impliquées dans la continuité des
activités de l’organisme.
-
Comprendre le fonctionnement de l’organisme
:
L’analyse proposée permet de comprendre les
interdépendances parfois cachées au premier abord
alors qu’elles sont au cœur de la résilience en replaçant
l’organisme au sein de son contexte externe tout en
analysant son contexte interne. Cette analyse peut
permettre éventuellement de revoir les objectifs
définis sans tenir compte suffisamment des contraintes
opérationnelles et ainsi optimiser la performance tout
en mettant en place des « objectifs soutenables » dans
une société soutenable.
-
Développer des stratégies de continuité
:
Les
stratégies de continuité d’un organisme donné doivent
s’appuyer sur une analyse des durées de discontinuités,
ou de fonctionnement dégradé, « tolérable » pour
l’organisme, c’est-à-dire des durées qui lui permettent de
demeurer un joueur pertinent dans son environnement.
Autrement dit, il faut prendre en compte les attentes et
besoins des principales parties prenantes, en particulier