n°468 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 25 novembre 2016 - page 38

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page 38 - Numéro 468 du 25 novembre 2016
Réflexion
l’autorité dans la gestion des équipes. En particulier,
dans la mesure où les milléniaux ont besoin d’une
relation étroite et directe, d’évaluations fréquentes
et spécifiques, les managers doivent pouvoir leur
donner des récompenses quand c’est approprié.
Si les managers n’ont pas cette délégation, les
organismes ne pourront pas mettre en œuvre leurs
stratégies d’engagement. La bonne exécution de la
stratégie est aussi importante que sa conception,
l’engagement à tous les niveaux est le résultat d’une
exécution cohérente et pertinente.
En clair, les organismes ne peuvent recruter et retenir
leurs salariés que s’ils font les efforts nécessaires pour
identifier et mesurer les facteurs de l’implication de leurs
collaborateurs de tous âges, et de toutes générations.
Pour l’encadrement de tous les niveaux, les résultats
sont importants puisqu’ils les positionnent au cœur
du dispositif qui vise à impliquer et retenir les salariés
pour conserver au sein de l’organisme les compétences
indispensables pour garantir son avenir et sa croissance.
Encore devront-ils savoir se remettre en cause et
savoir distinguer les différentes générations qui sont
représentées parmi les salariés : comment impliquer
les boomers, les gen x, et les milléniaux dans un projet
commun ?
4 Les milléniaux et la retraite, menaces
et opportunités
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D’une manière générale, les êtres humains perçoivent
le changement comme une menace. Nous préférons ce
qui est prévisible et ceci se retrouve chez les milléniaux
au niveau des investissements. Les investisseurs de la
génération des milléniaux perçoivent les incertitudes et
la volatilité des marchés comme un fléau pesant sur leur
avenir financier. Mais cette menace pour eux est aussi
une opportunité pour les conseillers financiers d’avoir
des relations différentes avec leurs clientèles issues de
cette génération.
Contrairement aux idées reçues, plus de milléniaux se
constitue une épargne pour les urgences, la retraite, la
santé, et l’éducation, que les générations précédentes ne
l’ont fait.Mais dans lemême temps ils ontmoins tendance
à investir en bourse. Leur préférence pour les liquidités
et les investissements sans risques semble bien indiquer
une plus faible propension au risque. Il est possible que
leurs réserves faceaux investissementsenactionviennent
de leur accès permanent à la valeur de leur portefeuille
en ligne en temps réel ; ils subissent un stress immédiat
s’ils voient sa valeur vaciller. La plupart, aux Etats-Unis, et
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Millennials: Risk and opportunity -
Nathan Harness -
June 27, 2016 – Nathan Harness, Ph.D., CFP
®
is the TD Ameritrade
Director of Financial Planning at Texas A&M University
dans les pays de retraite par capitalisation, en France pour
les retraites sur-complémentaires, bénéficie de régime à
contribution définie, avec la possibilité de choisir leurs
investissements, mais aussi la transparence immédiate
de suivre en ligne la volatilité de leur épargne-vieillesse.
Les générations précédentes avec des régimes à
prestations garanties, plus opaques, et pas de possibilité
de suivi en temps réel, n’avaient pas de vision d’une
éventuelle volatilité de leur compte-retraite. Mais qu’est
ce qui sous-tend cette aversion au risque des milléniaux ?
Une myopie, un manque de compétence en finances, ou
une mauvaise compréhension de l’appétit de risque d’un
investisseur.
4.1 L’aversion au risque
Les conseillers financiers ont remarqué que leurs clients
qui épargnent pour leur retraite ont marqué une plus
grande volonté de prendre des risques. D’autre part,
les milléniaux qui bénéficient de régime de retraite à
contribution définie, sont plus enclins que les générations
précédentes à augmenter leur taux d’épargne et ont plus
confiance en leur capacité à atteindre leurs objectifs,
mais sont moins enclins à investir sur le marché des
actions.
En théorie, les investisseurs ont plus peur de perdre
de l’argent qu’ils ne sont heureux de retirer un gain, le
poids de cette crainte peut déclencher ce que certains
appellent une aversion au risque de myope. L’idée est
que la visualisation de l’impact de la volatilité du marché
sur leur portefeuille renforce leur aversion au risque.
Dans le cas des retraites à prestation définie, le salarié
ne subit pas le risque d’investissement et de longévité
qui est supporté par l’employeur.
Dans le cadre des régimes à contribution définie, le risque
est reporté sur le salarié et il est important d’éviter qu’ils
prennent des décisions irrationnelles et dans le même
temps peut-être de montrer le rôle des conseillers alors
qu’ils comptent beaucoup, peut-être trop sur les médias
sociaux et Internet.
4.2 L’appétit de risque
En effet, l’éducation est nécessaire car les milléniaux ne
semblent pas naturellement reconnaître leur appétit de
risque, c’est-à-dire que leur perception n’est pas alignée
sur leur tolérance au risque. La perception est la façon
dont nous pensons aux choses sur le fondement de notre
compréhension alors que la tolérance est une mesure de
notre disposition envers la chose.
La perception des milléniaux sur les marchés financiers,
et les actions en particulier, reste marquée par le
traumatisme engendré par la crise globale de 2007/2008,
mais en revanche, ils n’ont pas développé de tolérance
au risque, qui reste un concept inexploré pour eux,
contrairement aux boomers et au gen X. C’est pour cela,
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