n°416 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 25 septembre 2015 - page 32

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page 32 - Numéro 416 du 25 septembre 2015
Reportage
Les exigences en capitaux sont donc ajustées aux
risques encourus du fait de son portefeuille par
chaque assureur.
Le niveau de capital exigé
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, SCR, prend en compte la
totalité des risques. EIOPA a défini que la valeur en
risque doit être calculée avec un niveau de confiance
de 99,5% sur une période annuelle.
C’est dans ce contexte que l’article examine l’impact
deSolvabilité2sur les sociétésd’assurancevieservant
des rentes viagères si les besoins en capitaux ne se
basent pas sur la VaR
7
mais sur le déficit attendu
8
, en
se focalisant sur les trois classes de risques (Risques
sur les capitaux propres, risque sur les taux d’intérêt,
et risque de longévité) et en utilisant les scénarios de
stress définis par EIOPA.
En passant sur les calculs, on peut aller directement
au résultat en utilisant le déficit plutôt que la VaR
l’impact sur les exigences en capitaux des risques
de longévité est plus lourd, mais moins pour ceux
pesant sur les capitaux propres, ainsi que pour les
taux d’intérêt.
Toutefois ces résultats sont fonction du quantile
retenu par EIOPA et globalement les besoins en
capitaux sont plus faibles pour une approche par le
déficit…
*
Quelle relation entre le marché de l’assurance
et la croissance économique à long terme ?
La recherche a pour objet d’analyser les relations
à court et long terme entre l’activité du marché
de l’assurance et la croissance économique sur un
échantillon de 80 pays pour la période 2001-2012.
L’approche a porté sur l’analyse des marchés globaux
et ensuite par une différentiation être assurance vie
et assurance IARD.
Le niveau de développement économique des pays a
également été mis en lumière.
Cette question fait l’objet d’un débat qui a été
sans doute exacerbé par la crise qui a frappé
cette décennie et les experts ne sont pas encore
parvenus à un consensus sur la question qui pourrait
effectivement influencer les politiques économiques
des états, en particulier dans ceux dont l’économie
est largement dirigée.
La recherche vise donc à apporter un nouvel
éclairage sur cette question. La question du degré de
6
Solvency Capital Requirement (SCR)
7
VaR – Value at Risk ou Valeur en Risque
8
ES soit Expected Shortfall
développement de l’économie est mise en lumière
avec le découpage entre les économies développées,
les économies émergentes, et les économies « en
voie de développement ».
Les principales conclusions indiquent que l’assurance
vie est le facteur le plus important pour les
économies développées, sans doute comme source
de financement à long terme en encourageant
l’épargne.
Une augmentation de 1% des encaissements « vie »
à un impact de 0,12% sur le PNB.
En revanche, et sans doute sans surprise, c’est l’IARD
qui a le plus d’effet dans les pays émergents et les
pays en voie de développement.
Une augmentation de 1% des encaissements
IARD à un impact de 0,17% sur le PNB. Sans doute
les injections en cas de sinistres permettent aux
particuliers, et aux entreprises touchées de se
relever plus facilement, engageant les dépenses de
reconstruction.
Quand on analyse les marchés globaux, ce sont les
pays en voie de développement qui ont le plus à
gagner de la croissance de leursmarchés d’assurance,
encore faut-il garder à l’esprit que dans ces pays les
marchés sont encore très faibles, avec des potentiels
de croissance importants.
En conclusion, l’analyse a permis de démontrer la
relation de causalité existant entre la croissance
économique et le marché des assurances dans les
pays développés comme dans les pays en voie de
développement.
Toutefois, l’importance de l’impact et la nature des
assurances dépend du niveau de développement. En
fait, l’éclairage apporter par cette recherche permet
en outre de montrer une relation bidirectionnelle.
La conclusion la plus importante est sans doute celle
qui devrait conduire les dirigeants politiques, en
particulier dans les pays en voie de développement,
à utiliser le secteur des assurances pour stimuler la
croissance de leurs économies.
Dans un premier temps, ce sont sans doute les
assurances IARD qui devraient être alors privilégiées.
Sans doute cela passe-t-il aussi par une information/
formation des populations sur l’importance de
l’assurance, mais également des incitations fiscales :
mais comment intéresser les populations pour
lesquelles la nourriture quotidienne est la principale
préoccupation ?
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