RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 35 - Numéro 416 du 25 septembre 2015
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Reportage
pour autant qu’ils sachent innover en proposant des
couvertures correspondant aux attentes des assurés.
La recherche à la base de l’article est orientée vers le
premier volet, les cyber-risques en tant que risque
opérationnel pour les opérateurs qui doivent faire
l’objet d’une analyse avec les méthodes actuarielles
traditionnelles. La question est de savoir s’ils
comportent des aspects spécifiques, qui en font une
catégorie à part des autres risques opérationnels.
Pour autant, les chercheurs sont conscients des
risques de souscription liés à cette nouvelle classe de
couverture dont l’historique est encore très limité.
Les résultats démontrent que la cause essentielle
de ces risques se trouve dans le comportement
des hommes ce qui en fait un risque très différent.
Les conclusions sont à prendre en compte par les
professionnels, bien entendu, mais également par
les responsables politiques et les organismes de
contrôle.
Les assureurs commencent à souscrire des contrats
pour garantir ces risques alors que leur expérience
est encore très limitée. Pour la tarification, et
l’estimation de leur impact sur les besoins en
capitaux, il leur faut mieux comprendre les
propriétés et le comportement de ces cyber-risques.
De plus l’environnement réglementaire concernant
la protection des données personnelles se renforce
dans la plupart des juridictions (on pense en
particulier à la proposition de l’U.E. de 2012).
C’est pour cela que les conclusions de cette
recherche sont importantes pour éclairer la prise
de décisions pour la constitution d’un portefeuille
dans ce domaine. Mais il va falloir compléter la
recherche car l’étude n’est que fragmentaires et en
particulier n’a pas pris en compte le volet « atteinte
à la réputation » pour l’assureur comme pour ses
clients, qui ne sont pas couverts dans la plupart des
contrats offerts à ce jour.
*
Que faut-il attendre des fusions/acquisitions ?
L’exemple du Japon
Lesecteurde l’assurance IARDaconnuunmouvement
de consolidation important au cours de la dernière
décennie. Entre 2000 et 2004, 15 compagnies se sont
regroupées en six entités; à l’occasion d’une seconde
vague, entre 2006 et 2010, ces six compagnies,
rejointes par une supplémentaire, se sont regroupées
en une seule. Aujourd’hui trois groupes représentent
plus de 85% du marché, y compris la réassurance et
les risques spéciaux.
La particularité de ces fusions acquisitions est qu’elles
ont impliquées des compagnies traditionnelles et
que leur seul objectif semble d’avoir été d’asseoir
un avantage concurrentiel au travers de gains de
parts de marché. La question qui se pose est de
savoir si dans un marché développé et mature elles
pourraient atteindre leur objectif d’amélioration de la
concurrence alors que le marché et l’environnement
sont stables. Il semble que le résultat est seulement
l’addition des sociétés fusionnées sans que les
positions soient modifiées et les groupes créés n’ont
pas pu dépasser le leader en place.
L’article vise à vérifier cette hypothèse et le fait que
les fusions/acquisitions n’ont pas créé de valeur ni
renforcer la concurrence.
Alors que certains petits assureurs fragiles ont pu être
sauvé au cours de ce mouvement, les dix premiers
n’ont vécu de changement dans leur environnement
ni au niveau économique, ni au niveau concurrentiel
à la suite de ces fusions acquisitions.
Il y a quelques éléments qui donnent à penser que
ces fusions ont permis d’améliorer la productivité.
Pour le reste, il semble que les assureurs japonais
ont surtout voulu acquérir une taille qui leur
permette d’être des acteurs crédibles dans la course
aux marchés mondiaux.
Cette étude mérite sans doute une réflexion de la
part des assureurs dans les autres pays développés
qui sont entré dans une course effrénée à la
croissance externe : il leur faut s’assurer que leurs
démarches s’inscrivent dans une stratégie précise
avec des objectifs de long terme soutenables dans le
cadre d’un marché mur et stable.
*
L’ERM est-il source de création de valeur ? La
maturité est-elle importante ?
L’ERM est devenu un instrument important de la
gestion et de la gouvernance des entreprises dans
tout le monde. Alors même que sa mise en œuvre
se poursuit dans un nombre croissant d’acteurs
économiques, les chercheurs se penchent de plus en
plus sur la question de la création de valeur et sur
son profil de risque.
La volatilité semble un des facteurs poussant à
la mise en place de l’ERM dans une entreprise.
Toutefois à ce jour, il n’existe que peu d’études qui
relient le degré de sophistication de l’ERM (maturité)
et les résultats observés.
Les seules données disponibles sont celles recueillies
par le RIMS au travers de son modèle de maturité.
Les données sont celles recueillies au cours de la
période 2006-2013 et elles proviennent d’un panel
large d’industries ce qui permet de contraster les