RiskAssur-hebdo
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page 34 - Numéro 416 du 25 septembre 2015
Reportage
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Quelle synergie entre micro-assurance et mi-
cro-crédit pour réduire la pauvreté ?
Alors que les micro-crédits ont valu à son inventeur
un prix Nobel, la micro-assurance reste encore
trop souvent un vœu pieux des dirigeants en dépit
des efforts de différents acteurs internationaux
de l’assurance alors même que le micro-crédit
permet des investissements qui sont soumis à des
risques que seule l’assurance peut compenser pour
permettre la poursuite du projet.
En effet, le micro-crédit s’adresse par essence à
des groupes socio-économiques fragiles et qui
ne disposent pas de « coussin de protection » ce
qui les rend d’autant plus vulnérables aux risques
accidentels qui peuvent les rejeter dans le piège de
la pauvreté dont le crédit devait les sortir.
La combinaisond’unmicro-crédit et d’une couverture
d’assurance, en particulier de l’objet même du
crédit, non seulement limite le contour du « piège »
mais encore améliore l’efficience d’un portefeuille
de crédits et renforce la sécurité et le bien-être des
populations concernées.
La recherche permet de préciser les conditions
d’opération du « piège de pauvreté » par la
combinaison des deux techniques puisque
l’assurance met le ménage frappé en position de
reconstruire les actifs auxquels le micro-crédit lui a
donné accès.
De plus la mise en place d’une couverture
systématique et obligatoire par les organismes de
microfinance permettrait aux assureurs traditionnels
de s’intéresser à ce marché puisque les circuits de
collectes et le niveau des primes sous forme d’un
contrat groupe apporteraient les conditions d’une
souscription économiquement viable, d’autant plus
si les biens assurés les sont en valeur à neuf avec une
simplification des procédures d’expertises en cas de
sinistre.
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Les religions ont elles un impact sur l’achat
d’assurance ?
La question de l’impact des religions sur l’économie
n’est pas nouvelle et le lien entre éthique protestante
et capitalisme n’a pas besoin d’être rappelée ici. La
problématique de l’Islam et la question des Takafuls
est aussi dans tous les esprits étant donné le potentiel
de développement de l’assurance dans les pays à
majorité musulmane. Dans un tel contexte, le retour
sur la différence entre catholiques et protestants aux
Etats-Unis ouvre une nouvelle perspective.
En l’occurrence il s’agit d’assureurs vie, en distinguant
ceux qui offrent des rentes et ceux qui offrent
des couvertures en capital. Les rentes viagères
comportent un risque supplémentaire, le risque de
longévité.
Il ressort de l’étude que les assureurs dont le siège est
dans les comtés à proportion élevée de catholiques,
et faible proportion de protestants tendent à
souscrire plus de rentes. Egalement les souscripteurs
de rentes dans ces comtés investissent dans des
actifs plus spéculatifs et donc ont des rendements
sur actifs plus volatils.
Au final, les résultats semblent montrer que
les croyances religieuses ont un impact sur le
comportement des assureurs. La crise économique
dont nous sortons avec difficulté a porté un éclairage
spécifique sur la position face aux risques des
différents acteurs du secteur financier.
Parallèlement, le monde universitaire s’intéresse de
plus en plus sur les aspects comportementaux et
culturels des décisions des acteurs économiques.
Les données utilisées pour l’étude se rapportent à la
période 2001-2010. L’étude démontre que malgré le
renforcement de la réglementation, la concurrence
intense, et la discipline de marché, les effets de la
culture locale sur le comportement de l’assureur ne
sont pas négligeables.
L’étude s’est intéressée non seulement aux sociétés
cotées en bourse, mais également à des sociétés
non-cotées et à des mutuelles. Et ce qui a été déjà
démontré pour les sociétés cotés s’applique à toutes
les formes d’organismes, l’environnement culturel et
religieux de l’équipe dirigeante, c’est-à-dire, celui du
lieu du siège social, influence la prise de décision des
administrateurs e dirigeants.
Mais la question de la religion des assurés est
également importante et certaines recherches
se penchent sur le sujet en particulier en
rapprochant chrétiens et musulmans, et même
religions traditionnelles. Mais comme on l’a vu ci-
dessus ces recherches devront sans doute raffiner
l’approche pour tenir compte des différences entre
les différentes églises chrétiennes, les différentes
approches de l’Islam et leur interaction avec les
cultures et traditions locales.
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Où en est l’assurance avec les cyber-risques ?
La problématique des cyber-risques est à double face
pour les assureurs et les réassureurs puisqu’ils sont
à la fois un des risques opérationnels qu’ils doivent
gérer, et une source de cotisations supplémentaires