RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 31 - Numéro 416 du 25 septembre 2015
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Reportage
et en assurances au sein d’un conseil d’administration
d’un assureur sur les résultats de la compagnie. Ils
ont retenu les experts-comptables, les actuaires et
les souscripteurs.
Ils ont démontré que la présence des « financiers »
a un impact positif sur les résultats financiers au
travers de trois indices (marge bénéficiaires nette,
rendement de actifs, et rendement des capitaux
propres) tandis que les professionnels améliorent
l’approche prudentielle et la solvabilité (levier
d’endettement, et ratio sinistres à prime).
L’article contribue donc à la littérature qui examine
la question des résultats en termes de gouvernance
et de performance financière en la reliant au profil
professionnel des administrateurs, ces réflexions
pourraient influencer à terme les règlementations
des pays en matière d’expériences individuelle et
collective au sein d’un conseil d’administration pour
garantir un équilibre entre résultats financiers (pour
les investisseurs) et solvabilité (pour les assurés).
Alors que les compétences financières se retrouvent
dans toutes les institutions financières, en particulier
les banques, la question de la souscription est
spécifique à l’assurance.
De ce fait, dans notre profession, l’expertise
financière n’est pas la panacée pour une performance
soutenable et solide du fait de la tendance des
financiers à favoriser le court terme alors que les
souscripteurs tiennent plus naturellement compte
du moyen et du long terme indispensables pour
évaluer la qualité d’un portefeuille d’assurance ou
de réassurance.
Alors que les organismes de réglementation de
l’assurance, réunis au sein de l’IAIS, poursuivent
leur réflexion en matière d’harmonisation de
la réglementation au niveau international, des
recherches comme celle-ci alimentent cette
démarche en apportant des réponses sur les règles
prudentielles, non seulement au niveau des résultats
et ratio, mais de la composition humaine idéale des
instances dirigeantes, garantes ultimes de la bonne
gouvernance.
A ce stade, il semble clair qu’une équipe diversifiée
serait la plus à même de mener le navire à bon port…
*
Les résultats des PDG : Chance ou expertise ?
Alors que les assemblées générales des sociétés
cotées en bourse sont de plus en plus agitées par
les mises en cause des rémunérations des dirigeants
rapprochées des résultats des entreprises, alors
que pour les assureurs il est clair qu’une approche
annuelle ne rend pas vraiment compte de la réalité
économique et de la santé de la compagnie, il est
particulièrement intéressant que des chercheurs se
penchent sur la question de la rémunération des
dirigeants, en particulier si les paramètres retenus
récompensent l’expertise ou simplement la chance,
voire les résultats du travail des prédécesseurs !!
L’enquête a porté sur le marché américain.
Le principe même de la rémunération aux résultats
est d’aligner les intérêts des dirigeants et ceux
des actionnaires de façon à inciter les dirigeants à
maximiser la valeur créée par l’entreprise, tout en
limitant le danger moral.
Donc le PDG ne devrait pas être rémunéré pour
la chance à moins qu’elle ne contribue à ouvrir
son champ d’action. Bien sûr ceci est le cas là où
le PDG n’a pas la latitude de gérer directement sa
propre rémunération, mais même là encore leur
faut-il être prudent pour ne pas déchainer l’ire des
actionnaires !!
L’importance des paramètres externes pesant
sur les résultats de l’industrie sont tels que l’on
peut légitimement s’interroger sur la part de la
conjoncture/chance dans les résultats pour lesquels
un dirigeant est récompensé.
Les résultats de l’étude tendent à démontrer que
les compétences sont plus souvent récompensées
que la chance mais on pourrait s’interroger sur les
historiques de référence dans la mesure même où
l’on sait que l’industrie s’interroge sur la réalité des
cycles, alors qu’il semble que la phase de baisse que
nous vivons ne débouche pas sur le rebondissement
attendu depuis plusieurs années.
A n’en pas douter, les compétences ressortent
davantage dans un climat ambiant morose où « tirer
son épingle du jeu » n’est pas noyé dans un océan de
croissance !
*
Solvabilité 2 : que penser des exigences en ma-
tière de capital pour l’assurance vie ?
Solvabilité 2 impose aux sociétés d’assurance et de
réassurance implantée sur le territoire de l’Union
Européenne des conditions d’exercice au niveau des
capitaux, de la gestion des risques, et des comptes
rendus.
C’est une approche globale focalisée sur l’ERM avec
un objectif essentiel de protéger les assurés de
façon à éviter qu’une compagnie puisse se trouver
dans l’impossibilité de remplir ses obligations
contractuelles, c’est-à-dire d’indemniser les sinistres
couverts.