n°409 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 26 juin 2015 - page 23

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 23 - Numéro 409 du 26 juin 2015
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Aujourd’hui, les plus chanceux sont les salariés,
généralement des cadres ou assimilés qui, en fin
de carrière, arrivent à un âge qui leur permet de
faire valoir loirs droits à la retraite et qui ont béné-
ficié, en tant qu’actif d’un régime de prévoyance,
incluant une assurance santé.
Ils ont la possibilité de demander leur maintien,
pour eux-mêmes et, s’il y a lieu, pour leur conjoint,
sur le contrat de l’entreprise.
Cette solution n’est pas sans conséquences finan-
cières pour l’entreprise et ses salariés, d’une part
et pour le retraité d’autre part.
En supposant que des seniors coûtants plus chers
en frais de santé que des plus jeunes, leur main-
tien sur le contrat alourdira le rapport de sinistres à
primes et justifiera des majorations de tarif, que les
assureurs ne manqueront pas d’appliquer.
Pour l’intéressé, les conséquences financières sont
plus graves, car, une fois à la retraite, il devra payer
100 % de la prime, contre, généralement 50% en
tant que salarié.
Sur le plan fiscal, ces 50% étaient déductibles de
son revenu fiscal, alors que les 100 % qu’il paye –
une fois à la retraite - ne sont pas déductibles de
ses pensions, en France, à revenu égal, un retraité
paie plus d’impôts qu’un actif.
Ceci étant, il reste, comme promis par François
Hollande, à trouver une solution pour les 3, 3 mil-
lions de retraités, de jeûnes en difficultés d’inser-
tion professionnelle ou de chômeurs longue durée
qui n’ont pas d’assurance complémentaire santé.
Les assureurs de tous bords sont disposés à les as-
surer, si l’Etat en fixe les règles, à condition de trou-
ver le financement alors qu’il a fait des assurances
complémentaires santé sa « vache à lait » et qu’il
serait difficile de lui demander plus.
En effet, il leur faut financer, au nom de la solida-
rité nationale, les CMU et le rétablissement de la
taxe de 7 % sur les conventions d’assurances, après
l’avoir abrogée au moment de la mise en place des
contrats responsables.
Faisons confiance à son esprit fertile, il trouvera
bien à se décharger de ce nouveau fardeau et on
finira par savoir sur qui.
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