n°409 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 26 juin 2015 - page 17

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 17 - Numéro 409 du 26 juin 2015
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Point de vue
Paris capital de l’apiculture
prend le plus grand soin de ses ruches
L
a capitale estime abri-
ter environ 600 ruches
car, comme beaucoup
d’autres villes, avec des
jardinières bien garnies
et leurs avenues bordées
d’arbres, elles constituent
désormais une sorte d’el-
dorado paradoxal pour les
abeilles.
Les abeilles plébiscitent
pour cette raison les villes
en général et pas seule-
ment Paris, par préférence
aux campagnes où règne
la monoculture, trop mo-
notone pour la production
d’un miel parfumé aux
fleurs.
Par ailleurs, les fleurs des
villes sont plus naturelles, elles reçoivent moins de pesti-
cides, permettant aux bailles la production d’un miel de
grande qualité.
D’ailleurs, Paris a pris le parti des abeilles, en ratifiant la
charte « l’Abeille, sentinelle de l’environnement ».
Rédigé par l’Union nationale de l’apiculture française,
UNAF, ce texte stipule que le signataire s’engage à pros-
crire les produits toxiques, pesticides, OGM, à soutenir et
faire connaître les butineuses et l’apiculture.
La signature a eu lie au moment où la dixième édition des
Apidays, la fête des abeilles battait son plein à Paris.
Rappelons que le premier rucher école a été installé dans
le jardin du Luxembourg en 1856 et depuis, on compte
une cinquantaine de colonies domestiques installées
dans les bois de Vincennes et de Boulogne et dans les
jardins du Conseil régional.
Il y a des ruches sur les toits de l’Opéra, sur ceux de la
maire du quatrième arrondissement et du Crédit muni-
cipal, et dans divers parcs, et l’Ecole normale supérieur,
produit du miel sur place.
Par ailleurs, la Préfecture de police recense les ruches ins-
tallées sur les terrasses des particuliers.
Ainsi, Paris compte 4,6 ruches au km2, alors que Berlin,
son homologue verte, n’en compte que 3,3.
La mairie de Paris annonce l’installation prochaine de
nouvelles ruches afin de renforcer la nature et compte
planter 20 000 arbres supplémentaires d’ici 2020 dans les
jardins, les rues et les écoles, dont une bonne partie de
pommiers et de poiriers.
La question des tailles ne se limite pas au miel, il faut
aussi trouver des pollinisateurs pour la fécondation des
plantes, en visitant les fleurs.
En une journée une colonie de 30 000 butineuses peut
visiter 21 millions de fleurs, à raison de 700 fleurs par
abeille.
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