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page 18 - Numéro 409 du 26 juin 2015
Point de vue
Haro sur l’huile de palme
et sur les mauvaises graisses en général
A
près la sortie de Sé-
golène Royal sur
Nutella, une célèbre
crème à tartiner, un produit
à base d’huile de palme
dont son fabricant italien
Ferrero ne s’en cache pas,
on est en droit de se de-
mander ce qu’est cette
huile de palme, que l’on ne
trouve pas, à côté d’autres
huiles, dans les rayons des
grandes surfaces.
On obtient l’huile de palme
en pressant à chaud la
pulpe des fruits des pal-
miers à huile, une huile
principalement
utilisée
dans l’agroalimentaire, ap-
préciée par ses facilitées
d’utilisation et pour son prix.
On l’utilise aussi dans l’industrie des cosmétiques, et il
existe un projet de production d’agrocarburant à base
d’huile de palme, qui inquiète tout particulièrement les
ONG qui luttent contre la déforestation.
On trouve l’huile de palme dans de nombreux produit ali-
mentaire, notamment les biscuits, plats préparés, gâteaux
et crèmes glacées, mentionnées comme graisse végétale
ou huile hydrogénée, ce qui fait qu’un Européen moyen
en consommerait, selon une ONG, 12 litres par an.
Or sa forte concentration en acide gras saturé ou trans
peut provoquer des maladies cardiovasculaires, ce qui
fait que de nombreux produits portent désormais la men-
tion « sans huile de palme » ce qui ne prouve pas que la
graisse végétale utilisée à la place, soit moins nocive, si
elle a été hydrogénisée.
Cependant, le principal reproche que l’on fait à l’huile de
palme est celui de la déforestation qui ne fait pas l’objet
de cette chronique.
Pour revenir aux risques pour la santé des acides gras
trans que l’on trouve dans les graisses alimentaires, hy-
drogénées, la Food and Drug Administration américaine,
la FDA qui est l’Agence de l’alimentation et des médica-
ments aux Etats-Unis, est en pointe sur la question et
veut les éliminer d’ici trois ans.
Son objectif est de réduire les maladies coronariennes et
prévenir les milliers de crises cardiaques chaque année.
Dans son communiqué, la FDA précise que les acides gras
trans, ne sont pas jugés sûres pour être utilisées dans la
nourriture humaine.
Dès 2013, la FDA avait déterminé que ces mauvaises
graisses, dont l’Institut de médecine américain décon-
seille fermement la consommation, ne pouvait plus être
considéré comme sûres pour l’alimentation.
Il faut savoir que les acides gras trans se forment à l’occa-
sion de l’hydrogénation d’huiles végétale, et pas unique-
ment l’huile de palme, un procédé qui permet de solidifier
les graisses, facilitant leur utilisation et leur conservation.