RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 19 - Numéro 348 du 7 mars 2014
Abonnement gratuit sur
Point de vue
siques intensives, gestes répétitifs)
- l’inactivité, qui déséquilibre le renouvellement des cel-
lules du cartilage (les chondrocytes)
- l’obésité, car le tissu graisseux sécrète de cellules (les
adipokines) toxiques pour le métabolisme en général et
donc pour le cartilage.
Diagnostic
Le diagnostic est relativement évident, car il s’agit d’une
douleur se manifestant à la mobilisation et qui est soula-
gée par le repos.
Pour le confirmer et évaluer le degré d’atteinte, une radio
standard suffit.
Elle peut être renouvelée à intervalles réguliers, afin de
surveiller l’évolution.
Prise en charge médicale
La prise en charge consiste à soulager les symptômes
douloureux, de façon médicamente
: les antalgiques sont prescrits en
mière intention.
Pour venir à bout des poussées infl
matoires, les AINS (Anti Inflammatoi
Non Stéroïdiens) sont le traitement de
choix.
Ils sont parfois contre-indiqués, en
raison de la fréquence des maladies
associées (cardiovasculaires, rénales),
notamment en cas d’obésité.
En cas de crise aigüe, les infiltrations (de
corticoïdes ou d’acide hyaluronique)
peuvent être utiles. L’orthopédie fait
partie du panel de soins, par exemple
avec la prescription de semelles.
Les cures thermales ont une action in-
téressante dans le temps.
Dans les cas extrêmes, notamment
pour la hanche et le genou, une pro-
thèse peut remplacer l’articulation endommagée.
La prise en charge médicale ne peut toutefois suffire. Le
patient doit améliorer son hygiène de vie : pratiquer une
activité physique (l’aquagym est particulièrement indi-
quée) et/ou perdre du poids, en cas de surcharge pon-
dérale.
Quelles perspectives ?
Aux États-Unis, le nombre de personnes ayant eu recours
aux prothèses articulaires a augmenté de 200%, ce que
l’obésité explique en partie.
La France devrait atteindre ce taux d’ici une dizaine d’an-
nées. À l’heure où l’Assurance maladie peine à joindre
les deux bouts, la prévention s’illustre comme une mé-
thode de choix, particulièrement en termes d’efficacité et
de coûts. Pour résumer, l’arthrose n’est pas une fatalité,
mais une usure anormale du cartilage : il convient de s’en
prémunir.
SOURCES :
/
/