n°423 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 13 novembre 2015 - page 28

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page 28 - Numéro 423 du 13 novembre 2015
Point de vue
Laurent Fabius a jugé nécessaire d’organiser
une répétition générale de la COP 21
L
aurent Fabius, qui présidera la COP 21 au nom de la
France, a jugé nécessaire de réunir, trois semaines
avant son ouverture, une soixantaine de ministres de
l’environnement et de l’énergie, devant la faiblesse des
engagements reçus, relative à la diminution des émis-
sions de gaz à effet de serre et aux contributions finan-
cières des pays du Nord au profit des pays du Sud.
Pour ce qui est des réductions des émissions de gaz à ef-
fet de serre, les engagements reçus conduiraient à une
hausse de la température moyenne de 3 degrés à 3,5 de-
grés, ce qui fait que l’on est loin des +2 degrés, alors qu’il
ne faudrait probablement pas dépasser + 1,5 degré, mais
ça, c’est une autre histoire, dont on ne parle pas.
Quant aux finances climatiques, Laurent Fabius a reconnu
que « les prises de positions sont encore peu dévelop-
pées » et sur ce point et qu’il est urgent d’agir « plus tard,
ce sera trop tard ».
L’enjeu de la pré-COP réunie à Paris du 8 au 10 novembre
n’est pas de renégocier l’accord conclu à Bonn fin octobre,
mais de donner un élan politique et de faciliter l’accord
final, a souligné Laurent Fabius en guise d’ouverture, il
faut trouver des chemins de compromis sur le plus grand
nombre possible de sujets.
La plénière de clôture de la pré-COP doit être l’occasion
d’envoyer un message clair sur les attentes des ministres
et autres chefs de délégation explique le document de
cinq pages, qui détaille l’organisation de la cession, pour
atteindre cet objectif.
Le travail se répartira entre quatre groupes, animés par
deux ministres chacun, qui pencheront sur des problèmes
spécifiques, devant aboutir à l’accord de Paris.
Le premier thème est celui de l’équité, relatif à la réparti-
tion de l’effort contre le réchauffement, entre pays déve-
loppés, émergents et vulnérables.
Le deuxième sujet en discussions est celui de l’ambition
de l’accord, en évoquant les engagements annoncés et la
clause de révision périodique.
Le troisième est celui des objectifs à long terme avec le
cap de zéro émissions nettes de carbone, qui condamne
les énergies fossiles, au grand dam des pays producteurs
de pétrole du Golfe.
Le quatrième sujet porte sur la mise en oeuvre des ac-
tions à mener avant 2020 en matière de financement
climatiques, en rappelant l’engagement des pays déve-
loppés de mobiliser 100 milliards de dollars par an, d’ici
2020, de source publique et privée, qui doit être honoré,
signale la note de Laurent Fabius.
C’est le point majeur pour les pays en développement et
les pays fragiles, qui attendent tout du Fonds vert, encore
désespérément vide.
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