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page 32 - Numéro 423 du 13 novembre 2015
Point de vue
EDF arrive en tête en Europe
des producteurs d’électricité décarbonée
E
n cela, elle n’a pas de
mérite, grâce à son parc
nucléaire, qui couvre en-
core plus de 75 % de sa pro-
duction et ses barrages qui
en fournissent plus de 15 %
d’électricité
hydrauliques,
mais les barrages ne sont pas
extensibles, sauf à noyer des
vallées, ce qui, de nos jours,
n’est plus de mise.
EDF y ajoute l’électricité pro-
duite par les nouvelles éner-
gies renouvelables, mais
intermittentes, l’éolien et
le solaire et elle utilise ses
centrales
conventionnelles
uniquement pour pouvoir ré-
pondre à la demande.
Cette situation privilégiée lui a permis de fermer progres-
sivement les centrales au charbon les plus polluantes.
Dans ce contexte favorable, Le président d’EDF, Jean- Ber-
nard Lévy vient de présenter CAP 2030, fondé sur l’exi-
gence du bas carbone.
Il souligne une réduction des émissions de CO2, déjà très
significatives et annonce un doublement de son parc
d’énergie renouvelable d’ici 2030, de quoi conforter EDF
comme électricien champion de l’électricité bas carbone.
A l’échelle mondiale, la production d’électricité génère 34
% des émissions de CO2, alors qu’EDF, qui produit 98 %
d’électricité décarbonée y participe pour peu.
Le contenu carbone de l’électricité produite par EDF était
de 17 grammes par kilowatt/heure en 2014, soit 20 fois
moins que la moyenne européenne, en sachant que de-
puis 1990, les émissions de CO2 d’EDF en France sont
passées de plus de 24 millions de tonnes /an à moins de
10 millions, grâce à l’atome.
Dans cette perspective le président d’EDF, tout en dou-
blant la puissance installée du renouvelable dans le parc
actuel, en passant progressivement de 28 gigawatts à 50
gigawatts, compte poursuivre l’effort, par une politique
de recherche et de développement soutenue.
Il s’agit d’améliorer les performances de l’intégration des
énergies intermittentes dans le système électrique, ain-
si que de réaliser des progrès en matière de stockage, a
précisé Claude Nahon, Directrice du développement du-
rable.
Pour elle, le rôle d’une grande entreprise comme EDF,
c’est de montrer comment on peut superposer, en parte-
nariat avec les territoires, le développement des énergies
locales intermittentes, au système centralisé, pour le bé-
néfice de tous.
Il faut croire qu’elle admet la faiblesse des énergies renou-
velables, en les qualifiant « d’intermittentes », tant que
l’on n’aura pas résolu le problème du stockage, qui oblige
à faire appel à d’autres sources de production, dont le nu-
cléaire pour éviter des émissions de CO2, quand il n’y a
pas de soleil ou pas assez de vent.