RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 23 - Numéro 422 du 6 novembre 2015
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Ces arbitrages sont dictés par les circonstances
mais sont peu fréquents, disons de l’ordre de 3 à 4
par an, car l’allocation est toujours définie dans une
optique à plus ou moins long terme.
Là aussi, les souscripteurs ont le choix entre plu-
sieurs niveaux de gestion, du moins au plus risqué,
voire laissant carte blanche au gérant.
C’est principalement la part occupée par les actions
qui différencie les niveaux de risque de la gestion,
dont le pourcentage détermine le niveau de risque
accepté par l’épargnant.
Chaque gérant a sa technique, basée sur sa
connaissance du marché, dont il suit l’évolution,
pour s’y adapter, s’il veut conserver la clientèle à
son employeur et lui-même conserver son poste,
ce qui n’est pas évident par les temps qui courent.
Cette gestion, même assumée par un profession-
nel, n’est jamais garantie, comme le montre la dé-
bâcle provoquée par la première crise grecque que
personne n’attendait, mais bien que vite effacée.
En tous les cas, l’avantage du gérant professionnel,
par rapport à un particulier, c’est sa capacité à tenir
une position et à ne pas paniquer, ce qui lui évite
de sortir du marché au plus mauvais moment.
La preuve en a été apportée à l’occasion de la crise
grecque de 2011, qui aurait pu être fatale à des
épargnants non avisés.
Par contre, la gestion déléguée, s’est démocrati-
sée depuis quelques années, grâce notamment
aux contrats en ligne, vendus sur Internet qui la
rendent accessible à partir de 1 000 euros, contre
plusieurs dizaines, ou centaines de milliers d’euros
dans le cadre des banques privées.
Les assureurs en ont aussi banalisé l’approche en
diminuant le montant du ticket d’entrée.
Les courtiers en ligne proposent aussi leurs services
gratuitement, sans facturer les frais d’arbitrage, ce
qui n’est pas le cas des établissements tradition-
nels, qui facturent 0,5 % à 1 % en sus des frais de
gestion habituels des contrats.
Comme dans tous les contrats d’assurance-vie, il
faut examiner de près les frais, au moment de sous-
crire un contrat de gestion déléguée, droits d’en-
trée, frais de gestion annuels et frais d’arbitrage.