RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Abonnement gratuit sur
page 34 - Numéro 409 du 26 juin 2015
Point de vue
Un transport aérien durable veut s’impliquer
dans la lutte contre le réchauffement climatique
D
ans le manifeste « COP 21 Vue du ciel » remis à
Ségolène Royal et à Laurent Fabius en charge de la
préparation de la prochaine conférence sur le cli-
mat, la COP 21, par Aéroport de Paris, Air France-KLM et
le Groupement des industries françaises aéronautiques
(Gifas), s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet
de serre.
Les industriels du secteur veulent faire bonne figure, en
étant responsables de 2% à 3 % des émissions au niveau
mondial.
L’aéronautique est l’un des seuls secteurs, parce que trop
dispersé, à n’être soumis à aucune réglementation inter-
nationale.
Cependant, les industriels se sont fixés en 2009 des ob-
jectifs au sein de leur association, l’IATA, pour atteindre
une croissance neutre en carbone, de stabiliser les émis-
sions d’ici 2020, puis de les réduire de 50% en 2050, par
rapport aux niveaux de 2005.
C’est une prévision ambitieuse, d’autant plus que l’indus-
trie prévoit de doubler, voire de tripler, le nombre de pas-
sagers, d’ici le milieu du siècle.
Les industriels misent sur les avancées technologiques,
présentés la semaine dernière au Salon du Bourget et
notamment les performances énergétiques des moteurs,
une meilleure aérodynamique, des cockpits allégés et
aussi des trajectoires optimisées.
Les carburants alternatifs font également partie des op-
tions envisagées par l’aéronautique, pour réduire son im-
pact sur l’environnement.
Il s’agit d’une filière biokérosène pour laquelle Ségolène
Royal a annoncé, conjointement avec le ministère de
l’agriculture, la constitution une mission d’étude.
Les constructeurs, Airbus et Boeing affirment que 75%
à 80 % de leur recherche et développement sont tour-
nés vers l’élaboration de machines plus écoresponsables,
pour faire faire des économies à leurs clients.
Si le secteur de l’aéronautique a échappé au protocole
de Kyoto, l’Organisation de l’aviation civile internationale,
OACI, qui regroupe les Etats et les industriels au sein de