RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 15 - Numéro 351 du 28 mars 2014
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Point de vue
Il est urgent de trouver les boîtes noires
du MH-1370 abimé en mer
L
e décryptage des boîtes
noires d’un avion disparu
en mer est le seul moyen de
savoir, faute d’autres éléments,
ce qui s’est passé à son bord et
ce qui à conduit au crash.
Or les deux boîtes noires, celle
qui enregistre les conversa-
tions de l’équipage et les autres
bruits audibles dans le poste de
pilotage et celle qui contient les
dernières données techniques
du vol, sont équipées d’une
balise qui cesse d’émettre 30
jours après leur immersion, soit
dans le cas présent 30 jours à
dater du 7 ou du 8 mars, ce qui
laisse peu de temps, avant leur
silence.
Cependant, les boîtes ne deviennent pas, pour autant,
inexploitables trop rapidement, à condition de retrou-
ver, en temps utile, l’élément de l’épave qui les renferme,
comme cela a été le cas, après de longs efforts, avec
l’épave de l’Airbus Rio-Paris, abimé dans l’Atlantique et qui
ont pu être exploitées.
Actuellement, des radars ont détecté des pièces flottantes
dans le région présumée du crash du vol MH-1370, mais
les mauvaises condition atmosphériques qui règnent sur
cette zone, très turbulente de l’océan Indien, n’ont pas
permis de les repencher, pour identification et encore
moins de partir à la recherche des boîtes noires.
Il faut savoir que le signal émis par les balises a une por-
tée de 2 km, ce qui suppose que l’on connaisse avec un
minimum de précision le lieu de crash et qu’ il peut être
capté jusqu’à 6 000 mètres de profondeur.
Or les recherches s’étendent actuellement sur une zone
immense, à quelques 2 500 km de Perth, sur la côte occi-
dentale de l’Australie, avec une profondeur moyenne de
l’océan de 4 200 mètres.
Pour les experts, retrouver dans un tel contexte, les boîtes
noires relève du miracle bien qu’au cours des 35 dernières
années, elles ont toujours été retrouvées, même lorsque
leurs balises étaient devenue muettes.
Les moyens déployés, avec le concours de nombreux
pays, fournissant avions, navires et moyens techniques
pour retrouver cet avion, sont importants.
On attend l’arrivée, des Etats-Unis, de robots sous-ma-
rins, équipés d’un système de recherche des plus sophis-
tiqué, qui ont participé, en son temps à la recherche de
l’épave du Rio-Paris et qui l’ont trouvé en 2011, deux ans
après le crash.
Il n’y a pas de raison qu’avec les moyens déployés et la té-
nacité qui s’impose, on ne finisse pas, par trouver l’épave
du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, avec ses boîtes
noires, pour percer le mystère de ce qui s’est passé à son
bord.
Il doit être possible, en analysant et en comparant les
données recueillies par les satellites de délimiter la zone
des recherches.