RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 17 - Numéro 342 du 24 janvier 2014
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Point de vue
De nouvelles initiatives s’imposent
pour lutter contre la mortalité sur routes
A
près avoir annoncé une nouvelle diminution signi-
ficative de la mortalité sur les routes en France en
2013, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls n’a
pas l’intention de lâcher prise et compte poursuivre les
efforts nécessaires, pour passer, à terme, sous la barre
des 2000 tués par an sur le réseau routier.
Les causes de la mortalité sur route, contre lesquelles il
faut encore et encore lutter, restent principalement la vi-
tesse et l’alcool, souvent aggravé par la consommation de
stupéfiants.
Il s’y ajoute, maintenant, le comportement dangereux de
téléphoner en conduisant, ainsi qu’un phénomène récent
et plus grave encore, comme l’utilisation des moyens de
communication modernes pour lire, écrire et envoyer des
messages, afin de rester en contact avec son entourage
et les entreprises avec leurs salariés en déplacement, des
comportements à éradiquer absolument.
Les causes classiques des accidents sont également
connues, comme les véhicules qui se suivent de trop près,
les camions trop ou mal chargés qui se renversent dans
les virages et la fatigue des conducteurs au volant.
La raison de la baisse constante de la mortalité sur route
est d’ordre technique et structurel, des véhicules de plus
en plus sûrs et l’aide à la conduite, le développement du
réseau autoroutier, le contrôle technique systématique
des véhicules anciens, les permis à points et l’effet des
contrôles automatiques.
C’est ici qu’intervient l’utilisation croissante des radars
fixes et mobiles qui freinent l’ardeur des automobilistes
pressés.
A cet égard, Manuel Valls, qui a bien entendu l’intention
de persister sur cette lancée, pour atteindre son objectif
de réduction contenue de la mortalité sur route.
Il vient de déclarer, au grand dam des automobilistes :
« Nous sommes à 4 100 radars et on va surement en ins-
taller une centaine d’autres en 2014 ».
La prochaine étape sera l’expérimentation, dès cette an-
née, dans quelques départements, de la limitation de la
vitesse maximale autorisée à 80 km/h ce sur les routes se-
condaires bidirectionnelles, contre 90km/h actuellement.
Manuel Valls a l’intention de demander l’avis du Conseil
national de la sécurité routière, lorsque le comité d’ex-
perts de cette instance consultative aura pu se prononcer,
sur son projet.
Dans un premier temps, les fédérations et associations
d’automobilistes, ce sont majoritairement déclarées hos-
tiles à toute nouvelle limitation de vitesse, comme elles
viennent de le faire, d’ailleurs sans succès à l’occasion de
la baisse récente de 10 km/h, de 80 à 70 km/h de la vi-
tesse sur le périphérique parisien.