n°429 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 15 janvier2016 - page 36

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page 36 - Numéro 429 du 15 janvier 2016
Reportage
sinistres pour démontrer la valeur de ses programmes.
En ce qui concerne Leggett & Platt, on peut effectivement
parler de « bonne nuit de sommeil » pour cette société
spécialisée dans la fabrication de matelas, la première à
avoir introduit les matelas à ressort, ainsi que d’autres
équipements pour la maison, le bureau, ou les véhicules.
Cotée en bourse, elle n’a pas une marque grand public
mais une réputation à préserver auprès de ses clients.
Les dirigeants sont prêts à prendre des risques, mais des
risques mesurés c’est-à-dire optimiser la prise de risques.
Mais étant donné la nature des produits, en matière
d’hygiène et sécurité, non seulement sur le lieu de travail
mais aussi en matière de produit, la tolérance au risque
est zéro.
Une autre université, canadienne celle-là, Concordia est
une institution parmi les plus vénérables du Canada avec
une existence continue depuis sa création en 1860.
Le processus de diagnostic a impliqué 275 personnes avec
la mission de recenser à la fois les menaces à contenir,
et les opportunités à saisir. Une des principales menaces
tient à ce que les personnels administratifs ont souvent
développés leurs propres outils et leur absence, même
provisoire à la suite d’un accident, pose un problème.
Une des retombées de l’exercice a été de formaliser
les procédures mis en place par chacun de façon
à les renforcer et les rendre cohérentes et surtout
appréhendables par un collègue.
AAA, après les universités de Californie, Grace Criquette
avait en charge pour la société membre de AAA en charge
du nord des états de Californie et de l’Utah, à la fois
l’audit interne, la conformité et la gestion des risques. La
première approche a été de mettre en place l’approche
ERM au sein des projets pour en montrer la pertinence.
Et en 2014, avant de quitter la société, Grace avait mis
en place un cadre d’audit incluant la gestion des risques.
Que dire des Blues de Floride (Blue Cross-Blue Shield)
qui sont confrontés comme l’ensemble des assureurs
et mutuelles offrant des couvertures santé aux Etats-
Unis alors même que l’entrée en vigueur de la loi dite
« Affordable Care Act », aussi connue sous le nom de
Obama care, multiplie les incertitudes qui pèsent sur
la profession, d’autant que les recours incessants des
républicains contre la loi tant au niveau fédéral qu’au
niveau des états n’ont pas cessé de brouiller les cartes
d’un environnement déjà peu clair.
Philip Phelps, également un ancien président du RIMS,
rappelle une évidence encore trop peu mise avant,
ce n’est pas l’équipe de risk management qui gère les
risques, mais au contraire chacun des responsables
opérationnels.
Quelle est la suite pour les risk-managers
de demain ?
L’engouement de la communauté professionnelle pour
l’ERM ne dément pas et il n’est que de se souvenir du
premier séminaire qui a réuni il y a dix ans une douzaine
de participants pour voir le chemin parcouru avec
cette cinquième conférence qui a attiré plus de 400
participants.
La montée en puissance de la participation étudiantes
est un tribut à la
« 
Spencer Foundation
 »
mais souligne
l’intérêt grandissant des écoles de management pour
une discipline qui s’insère de plus en plus dans le cadres
des réflexions des stratégiques et attire des futurs cadres
de toutes les disciplines. Le temps de l’enfermement
dans une filière « assurance » touche à sa fin alors même
que tous les futurs cadres, publics et privés, doivent être
des praticiens du risk-management.
On note tout de même que les grands courtiers réservent
leur présence à la conférence traditionnelleduprintemps,
et les grands auditeurs restent encore discrets mais il est
vrai que les premiers restent très largement rémunérés
en commissions sur les placements d’assurance, et les
seconds soutiennent l’agenda des auditeurs internes
qui de plus en plus tendent à s’approprier le diagnostic
et la définition de l’appétit de risques dans le cadre de
leur mission de conseil interne, voire même les montage
financiers complexes tels que les produits dérivés.
Il reste la question de la continuité, qui n’est qu’un volet
de la réponse aux perturbations, mais c’est un autre sujet,
qui ouvre en outre la problématique de la certification…
En échos à la définition du risque dans la norme ISO
31000, les grands dirigeants sont de plus en plus
conscients de la nécessité pour eux de prendre le
contrôle de l’incertitude pour conduire leur organisme
dans les nombreux virages de la route qu’ils parcourent ;
c’est même pour beaucoup le véritable défi à relever en
cette seconde décennie du 21
ème
siècle.
Mais la difficulté est que les qualités de leadership
requises dans un tel contexte sont différentes de celles
qui leur ont été enseignées au cours des formations
au management qu’ils ont reçu, et qui sont encore
aujourd’hui que certains dirigeants pratiquent encore
aujourd’hui.
En fait, le changement n’est pas un choix mais une
obligation, toutefois, il ne s’agit pas tant de s’adapter
au changement mais véritablement de le créer, en se
transformant en véritables catalyseurs du changement.
En effet, les catalyseurs du changement n’attendent pas
pour réagir, ils s’immergent dans leur environnement en
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