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page 18 - Numéro 415 du 18 septembre 2015
Point de vue
Après la session de septembre de la CCNUCC
à Bonn les conversations doivent se poursuivre
L
a poursuite des conversations est nécessaire car la
COP 21 débute dans moins de 100 jours et l’essentiel,
le mode de calcul du financement de l’effort à four-
nir par chaque Etat membre de l’ONU, n’a pas encore été
abordée, alors que c’est à ce niveau que se situe la pierre
d’achoppement de la conférence à venir.
Pour cette raison, Laurent Fabius, le ministre des Affaires
étrangères de la France, qui présidera la COP 21 a convié
une cinquantaine des délégués de haut rang à venir à Pa-
ris, les 6 et 7 septembre, avant de rentrer chez eux.
Ils avaient à discuter des questions de finalement, de
transfert technologique, d’adaptation au changement cli-
matique et d’une préoccupation plus récente, celles de
la compensation des pertes et dommages engendrés par
des événements extrêmes comme les ouragans ou des
événements plus lents tels que l’élévation du niveau de la
mer ou la désertification, des sujets qui opposent les pays
du Sud à ceux du Nord.
Il va de soi que les pays développés auront à faire face
au financement de leur reconversion énergétique, tout
en supportant les pertes et dommages résultant sur leur
sol du changement climatique, mais ils devront aussi fi-
nancer les efforts des pays qui n’en ont pas les moyens,
généralement les plus exposés.
Cependant, tout le monde en est conscient et durant la
dernière session de Bonn les co-présidents de celle-ci ont
reçu missions de rédiger une base de négociation claire
pour la dernière session préparatoire à la COP 21, une
session de 5 jours qui se tiendra à la mi-octobre.
En fait, il s’agit d’un mécanisme international, lancé lors
de la COP de Varsovie de 2013, qui dispose depuis cet été