page 38 - Numéro 310/311 du 3 mai 2013
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Point de vue
La somnolence au volant
est un risque difficile à maîtriser
L
e mécanisme du sommeil au
volant, que l'on qualifie de hy-
povigilance est bien connu ainsi
que ses conséquences sur la sécurité
routière, tant sur autoroute, mais sur-
tout sur le réseau secondaire, par
contre on ne sait toujours pas com-
ment l'éviter.
Sur les 750 tués par an à cause de la
somnolence, 50 seulement se produi-
sent sur autoroute et 700 sur le réseau
secondaire, sans compter les accidents
autres, imputables à la somnolence,
mais dont on ignore le nombre, faute
de statistiques.
Pour ce qui est de l'alcool et des
drogues, quelles soient dures ou
douces, il suffit de ne pas en consom-
mer avant de prendre le volant et
d'attendre que leurs effets se soient
dissipés.
Concernant, les causes d'accidents, en
général, il faut rouler avec une voiture
correctement entretenue, respecter le
code de la route et adapter sa conduite
à l'état de la route, aux conditions at-
mosphériques et à la circulation en
général.
Pour ce qui est de la fatigue et de la
somnolence au volant, il faut distinguer
la fatigue occasionnelle imputable à un
manque de repos et de sommeil ponc-
tuel, contre laquelle on peur lutter,
contrairement à l'état de risque de
somnolence chronique, imputable à un
style de vie, un état de santé ou la prise
de certains médicaments.
Dans le premier cas il faut, sauf à pou-
voir différer son déplacement, prendre
un maximum de précaution comme
s'arrêter et se reposer le temps de ré-
cupérer ses esprits.
Il est recommandé de faire, à cette
occasion, une sieste aussi longue que
possible, à condition de trouver im-
médiatement sommeil, ce qui n'est
pas donné à tout le monde.
D'ailleurs, l'efficacité d'une sieste de
15 à 20 minutes, dont on parle géné-
ralement, est de plus en contestée et
il ressort d'une étude menée en Nou-
velle Zélande, que pour obtenir des
performances cognitives soutenues, il
faut compter sur une sieste de 40 à
60 minutes.
Pour ce qui est des risques de somno-
lence chronique, il n'y pas de solution
réelle, sauf à changer de métier ou de
style de vie, s'ils en sont la cause.
Si non, pour ceux dont la somnolence
a pour cause un état de santé, il y a
des précautions à prendre, pour évi-
ter de s’endormir au volant. Concer-
nant la prise de certains médica-
ments, le risque est clairement indi-
qué sur les boites et il est préférable
d’en tenir compte.
Il n'y a pas de solution type, chacun
doit trouver celle adaptée le mieux à
son cas personnel, comme boire du
café ou du thé, manger du chocolat
ou encore écouter de la musique et
rester le plus attentif possible.
Les personnes à risques de sommeil
chronique mais aptes à la conduite,
doivent éviter, plus que toute autre
personne de conduire, aux mauvaises
heures de la nuit, sur de longs trajets
et dans de mauvaises conditions phy-
siques.