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page 13 - Numéro 310/311 du 3 mai 2013
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Point de vue
L
a ministre des Affaires sociales
et de la Santé, Marisol Tou-
raine, en visitant l'hôpital Saint
-Joseph de Paris, a annoncé la mise en
place d'un dispositif visant à assurer
l'accueil des malades des urgences
hospitalières.
Elle a fait la proposition de créer des
postes de gestionnaires de lits d'aval,
pour le placement des patients arrivés
aux urgences et dont l'état exige,
après l'administration des premiers
soins une hospitalisation.
L'objectif doit être de gérer les lits
disponibles dans la région, pour dé-
sengorger les urgences en France,
dans 150 établissements.
Elle s'est rendu compte que la ques-
tion des lits d'aval est un problème
récurrent aux urgences, en entendant
les urgentistes se plaindre de ne pas
trouver de places pour les patients à
l'issue de leur passage dans leur ser-
vice.
On peut admettre que des patients en
attente de soins, se trouvent à
attendre sur des brancards dans les
couloirs des urgences, si le service est
momentanément débordé par un
afflux de patients, auquel le personnel
ne peut pas faire face, à l'instant T.
Par contre, il n'est pas acceptable d'y
garder des patients en attente de
trouver, pour eux, un lit d'hôpital pour
la suite de leurs soins.
La ministre a souligné qu'il s'agit d'un
problème d'organisation, ce qui donne
à penser qu'un nombre suffisant de
lits libres existent, mais qu'il faut les
recenser.
Marisol Touraine a déclaré vouloir
lancer un plan de déploiement dans
150 hôpitaux en France, dans lesquels
seront créés des services de gestion
des lits d'aval.
Un tel service existe depuis 2012 à
l'hôpital Saint Joseph et fonctionne
avec quatre personnes, qui orientent
les patients, après leur passage aux
urgences et recensent, à cet effet, les
places disponibles dans les services,
pour le accueillir.
Elle a demandé aux Agences régio-
nales de santé, les ARS de lui indiquer
les services d'urgences dans lesquels il
leur parait indispensable d'engager ce
type de déploiement en comptant
aboutir d'ici 18 mois, au plus tard.
L'objectif est de faire gagner du temps
au patient et de faire en sorte que
l'organisation de l'hôpital marche
mieux, en développant le nouveau
métier de gestionnaire de lits.
Elle a ajouté « Nous verrons au cas par
cas si des créations de postes doivent
être envisagées ou si des réorganisa-
tions sont la voie la mieux adaptée ».
Quant au coût, elle estime qu'il sera
variable selon les établissements et
qu'il sera maîtrisé grâce à une meil-
leure organisation de l'ensemble de
l'hôpital.
Vu de l'extérieur, cette approche
semble laborieuse et compliquée,
pour un problème de logistique, qui
consiste finalement à recenser chaque
jour les places disponibles à l'intérieur
de la région.
Il faut trouver des lits d'hôpitaux accolés
aux services des urgences