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page 10 - Numéro 468 du 25 novembre 2016
Point de vue
Bilan d’un mois de fonctionnement
de la salle de shoot parisienne
D
epuis un mois de fonctionnement de la salle de
shoot parisienne, ouverte le 17 octobre, la « salle
de consommation à moindre risque », une SCMR
comme il faut dire maintenant, l’hostilité dans le quartier,
c’est calmé. Par ailleurs, les banderoles et les panneaux
contre cette ouverture ont disparu.
Rappelons que la Mairie a pris l’engagement de faire di-
minuer, avec l’ouverture de cette salle, les nuisances dans
le quartier.
Elle est installée dans un bâtiment de l’hôpital Lariboi-
sière, dans le quartier de la gare du Nord.
La fréquentation, en augmentation progressive, est dé-
sormais, selon la mairie de 110 à 120 usagers par jour, au
cours des heures d’ouverture du site de 13h30 à 20h30,
alors que les premiers jours, elle était d’une quarantaine
de personnes.
Pour la directrice de Gaïa, l’association qui supervise la
SCMR de Paris, tout se passe comme prévu et 300 per-
sonnes se sont inscrites et cela n’a pas attiré d’usagers qui
n’étaient pas des habitués du quartier, en sachant qu’ils
doivent aussi prendre leurs marques et changer leurs ha-
bitudes.
Six usagers sur dix sont des injecteurs, essentiellement de
Subutex, un produit de substitution ou de Skéna, un mé-
dicament à base de morphine revendu 5 euros le cachet.
Ils disposent de 20 minutes pour s’injecter le produit
qu’ils apportent, avec une seringue propre et sous le
contrôle d’un membre de l’équipe de Gaïa.