RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 37 - Numéro 428 du 18 décembre 2015
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Reportage
déduire les changements qui s’imposent pour créer
l’avenir plutôt que le subir est sans doute encore une
piste ouverte pour l’évolution de la gestion des risques
mais alors cela suppose d’oser avancer dans des
terres inconnues, sortir de sa zone de confort. En clair,
développer de nouvelles compétences, faire fructifier
ses talents tous azimuts est la clé de l’existence même
de la gestion des risques pour se poser à côté de l’audit.
Mais le problème est que si de nombreuses associations
de risk-managers s’inquiètent de « certification
professionnelle », les parcours proposés jusqu’à présent
ne semblent pas centrée autour de l’innovation et de
l’imagination. De plus, ils sont loin de ceux qui ont
portés des professions reconnues comme celle d’expert-
comptable, d’actuaire, d’auditeur, d’avocat, pour ne pas
parler de l’ensemble des métiers médicaux.
Il est révélateur que depuis sa création l’IRM britannique
s’était donné comme mission de hisser la profession au
niveau de ces grands parcours et que depuis vingt ans il
semble que tous les efforts n’aient pas encore aboutis,
en partie parce que les qualifications les plus exigeantes
ne font pas recette. On peut penser à l’ARM_E, au FIRM,
au RIMS Fellow, à l’EFARM, dès qu’il y a nécessité de
démontrer ses compétences devant un jury de pair sur
la base d’une filière exigeante de niveau MBA, les rangs
se resserrent et c’est cependant à ce prix seulement
que les risk-managers deviendront des professionnels
en mesure de dialoguer avec les dirigeants, comme les
auditeurs le font déjà !
«
Pour exister aux yeux des dirigeants et administrateurs,
les risk-managers doivent apprendre à porter sur
une compréhension en profondeur des risques et des
capacités de l’organisme à gérer ses risques. Plutôt que
de se concentrer sur les menaces, ou de trier les menaces
et les opportunités, il s’agit d’apprendre à réduire la
probabilité des retombées négatives et augmenter celles
des retombées positives, à traverser les incertitudes
comme des sources neutres à détourner à son profit. Dans
un tel contexte le risk-management peut exister comme
le catalyseur pour l’atteinte des objectifs stratégiques.
»
6
Professeur Jean-Paul Louisot
MBA, ARM, FIRM
Docteur ès Sciences de Gestion de la Sorbonne
Anc. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut Catholique de Lille
Managing Partner – JPLA Consultants LLC
6
Adapté d’un document plublié par PWC –
« How to
achieve excellent
enterprise risk management – Why risk assessment
fail »
S’ils n’évoluent pas, les comparateurs
d’assurances actuels seront effacés
par de nouveaux arrivants
L’objectif de cette prospective est d’imaginer comment les compara-
teurs d’assurances pourraient évoluer ces prochaines années.
Aujourd’hui, les comparateurs d’assurances permettent, dans de nom-
breux domaines (assurance auto, moto, habitation, santé, …) de com-
parer des contrats d’assurances pour permettre à l’internaute d’avoir
une vision du marché et, s’il le désire, de souscrire en ligne ou bien
d’être mis en relation avec un intermédiaire d’assurances (normale-
ment proche de son domicile). Parce que le secteur de l’assurance est
réglementé, les sociétés ouvrant des comparateurs d’assurances sur
internet sont des intermédiaires d’assurances, des Courtiers d’Assu-
rances. Le marché est – aujourd’hui - porteur, il y a de plus en plus de
sites de comparateurs d’assurances.
Pour autant, pour faire sa place, ce n’est pas uniquement une question
d’argent, la preuve, la puissante société Google, a dû, quelques mois
après avoir lancé un comparateur d’assurance en France, le fermer !
Évidemment, ces sites ne proposent pas de comparer TOUS les contrats
disponibles de tous les assureurs, mais uniquement une comparaison
des compagnies avec lesquelles ils ont passé des accords. C’est un mar-
ché jeune, qui se cherche, qui doit prendre ses marques.
L’objet de ce dossier est d’imaginer, ce que pourrait être les compara-
teurs dans quelques années, tant sur le plan de la forme que du fond.
Et de s’interroger sur l’avenir des actuels comparateurs et du risque,
qu’ils ont de se faire suplanter - rapidement - par de nouveaux arrivant.
Cette prospective est volontairement synthétique, (32 pages, impri-
més en format A4), car elle contient un condensé d’idées, abordant
de manière très pointue cet unique sujet « l’avenir des comparateurs
d’assurances ».
Ce dossier «
L’avenir des comparateurs d’assurances
» vous donnera
des pistes de réflexion pour faire évoluer votre comparateur, vous lan-
cer sur ce marché ou comprendre les évolutions de ce marché.
Communiqué
Ce dossier est exclusivement en vente sur la Librairie en ligne de B et K Management :