RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Abonnement gratuit sur
page 36 - Numéro 419 du 16 octobre 2015
Point de vue
Le gouvernement français autorise la poursuite
de recherches pétrolières
L
es géologues sont persuadés que le sous-sol recèle,
en France métropolitaine, d’importants gisements
d’hydrocarbures, jamais mis à jour.
Les premières recherches dans le Sud-Ouest de la France
remontent à la guerre avec la création en 1941 de la So-
ciété Nationale des Pétroles d’Aquitaine, qui a mis à jour,
en 1949 le gisement de gaz de Lacq, la seule découverte
notable effectuée sur notre sol, mis à part quelques pe-
tits gisements, découverts et mis en exploitation, dans le
Sud-Ouest, la Région parisienne et dans le Bas-Rhin.
Par contre, on dit que notre sous-sol recélerait d’impor-
tants gisements d’huile et de gaz de schiste, dits non
conventionnels, dont le seul mode d’exploitation actuel-
lement connu, la fracturation hydraulique est interdit par
la loi.
Le problème qui se pose au monde entier, avant l’ouver-
ture de la COP 21 et qui nous concerne plus particulière-
ment en tant de pays hôte de celle-ci, est de savoir com-
ment substituer aux combustibles fossiles, émetteurs de
gaz à effet de serre, des combustibles renouvelables, sans
nuire à notre développement.
Pendant de longues années, l’effort des pays développés,
dont la France, s’est porté sur la recherche pétrolière, afin
d’être en mesure de reculer la date d’une pénurie annon-
cée, considérée comme certaine et à brève échéance,
d’où le développement de l’énergie nucléaire et le re-
cours intensif au charbon.
Nous sommes arrivés à un tournant, avec la quasi-certi-
tude de notre responsabilité dans le réchauffement at-
mosphérique, avec ses incidences climatiques, dont les
effets se manifestent de plus en plus, y compris en France.