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page 32 - Numéro 472 du 23 décembre 2016
Point de vue
Le nouveau président des Etats-Unis
n’a pas encore clarifié ses intentions sur le climat
L
a position des Etats-Unis reste, à côté de celle de la
Chine, déterminante en matière de lutte contre le ré-
chauffement climatique en tant que plus importants
émetteurs de gaz à effet de serre et de leur force d’at-
traction sur bon nombre d’autres nations dont dépend
la mise en application de l’accord de Paris de décembre
2015.
Donald Trump, élu le 8 novembre dernier prendra ses
fonctions le 20 janvier à Washington en ayant pour lui la
majorité du Sénat dont ne disposait pas son prédécesseur
Barack Obama qui, par décision présidentielle, sans vote
du Sénat a signé et ratifié l’accord de Paris, aujourd’hui en
vigueur, sans provoquer le tollé que l’on pouvait craindre.
Cette adhésion étant acquise, Donald Trump a la possibi-
lité d’engager la procédure de retrait des Etats-Unis dans
les termes prévus par l’accord de Paris ce qui, sans avoir
d’effets juridiques avant quatre ans, donc pas avant la fin
du mandat actuel de Donald Trump, en affaiblirait la por-
tée.
Cependant, entrée en vigueur de l’accord de Paris ne si-
gnifie pas pour autant son entrée en application, prévue
pour 2020, avec une possibilité d’en avancer la date de
prise d’effet de 2 ans, donc en 2018.
D’ici là, tout reste à faire, notamment sur le plan finan-
cier, il reste à trouver les 100 milliards de dollars, à mettre
chaque année à la disposition des Etats du Sud, pour leur
permettre de s’adapter à la transition climatique et à faire
face aux conséquences du réchauffement, qui se mani-
festent plus tôt qu’attendu.
Dans ce domaine, tout est attendu, de la contribution des
Etats-Unis, en raison de leur puissance financière mais,
dans ce domaine, Donald Trump est maître du jeu.