n472 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 23 décembre 2016 - page 35

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 35 - Numéro 472 du 23 décembre 2016
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prévention, toutefois elle ne doit pas se substituer à la
médecine classique. Ils ne sont que 2% à imaginer que la
santé connectée peut remplacer la médecine classique.
Près de 60% d’entre eux, admettent que la santé connec-
tée permet de se responsabiliser, ce qui induit de nou-
veaux comportements, également pour 60% des étu-
diants. Pour 30% des sondés, les objets connectés et les
applications sont une manière de se stimuler.
Cependant, même si 68% des étudiants pensent qu’il se-
rait juste de payer moins cher sa complémentaire santé
si leurs mesures de santé, via les objets ou applications
connectés, sont bonnes, ces derniers ne sont pour au-
tant, que 2% à voir les applications de santé connectée
comme un substitut à la médecine classique.
En effet, près de 70% des étudiants pensent que ces ap-
plications sont un complément à la gestion de leur santé,
mais qui ne rentrent pas en concurrence avec les usages
médicaux.
Les étudiants, « early adopters » de la santé connectée,
pour un usage sportif
Selon l’enquête SMEREP / Withings, les étudiants sont
86% à déclarer utiliser les applications de santé connec-
tée essentiellement pour la pratique sportive, afin de
quantifier leur performance.
Ils sont également près de 70% à déclarer utiliser ou être
intéressés par ce type d’applications pour un suivi de leur
sommeil.
Enfin, plus de la moitié de ces utilisateurs le font pour
suivre leur nutrition et près d’un tiers en ont également
l’utilité pour le calendrier menstruel concernant les
femmes.
Toutefois, seulement 14% des étudiants imaginent uti-
liser des applications e-­santé centrées sur les médica-
ments, maladies et traitements, par exemple pour suivre
une prescription afin de se soigner au mieux.
Une 1ère étude révélatrice des enjeux qui se dessinent
face à la santé connectée
Cette étude est la première menée sur une population
étudiante déjà adepte de l’usage d’objets et d’applica-
tions de santé connectée.
Les étudiants ont pleinement conscience de leur carac-
tère préventif.
La SMEREP encourage l’emploi de ces objets et applica-
tions de santé connectée dans ce cadre; la prévention
santé étant au cœur de ses actions.
Dans une autre mesure, elle est favorable à la téléméde-
cine pour pallier aux manques de soins faute de temps et
d’argent des étudiants.
A ce propos, la SMEREP expérimente depuis bientôt
un an, dans son accueil SMEREP du 54 Bd Saint-­Michel
75006, l’installation d’une E-cabine santé (gratuité des bi-
lans de santé pour tous les étudiants).
Toutefois, la confiance des étudiants à 71% dans la col-
lecte de leurs données de santé et leur acceptation à
68% de payer moins cher leur complémentaire santé -si
leurs mesures de santé sont bonnes­‐ posent question.
La SMEREP s’interroge sur l’avenir du système égalitaire
de santé pour lequel elle affirme son engagement dans
les valeurs mutualistes qui sont siennes et interpelle sur
le principe de précaution quant à la collecte des données
de santé.
C’est un grand enjeu sur lequel elle a décidé de se posi-
tionner tant dans un esprit d’innovation que de préserva-
tion des valeurs mutualistes égalitaires.
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