RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 23 - Numéro 472 du 23 décembre 2016
Abonnement gratuit sur
Commentaire
voitures devront arborer sur leur pare-brise une vignette
qui témoignera de leur niveau de pollution, compris en
0 et 5, la vignette Crit’Air que l’on voit apparaître sur les
pare-brise des voitures.
Avec ces pastilles, les pouvoirs publics pourront éliminer
de la circulation, 30 % à 70 % du parc automobile privé,
de la capitale ou qui la fréquente.
A ce propos, une polémique s’est engagée entre la mairie
de Paris et la région, dont les automobilistes se sentent
victimes de la fermeture partielle de la voie sur berge, ce
qui ne leur permet plus de traverser Paris ou d’atteindre
son centre.
C’est justement ce que la mairie de Paris veut éviter.
La Région mène à cet égard un combat d’arrière-garde
car il s’agit de supprimer les voies rapides aménagées en
pleine ville pendant les 30 glorieuses, à l’image de la Voie
Pompidou, qui n’a plus de raison d’être de nos jours.
Des villes comme New York, Boston ou Seoul et bien
d’autres ont déjà opté pour leur suppression des voies
rapides.
Cette suppression engendre dans un premier temps le re-
port de la circulation sur d’autres voies, en attendant son
« évaporation » progressive, qui peut prendre un certain
temps.
La situation des diesels a été particulièrement étudiée et
un certain nombre d’entre eux, bénéficie d’une pastille
catégorie 2 et ne sera donc pas interdite de circulation en
cas des fortes pollutions, car ils ne polluent pas plus que
les voitures à essence.
Il se trouve que dans les agglomérations le trafic auto-
mobile est la principale source de pollution et c’est à ce
niveau que les collectivités cherchent, en priorité, à agir.
L’objectif de réduire de façon durable la concentration de
particules fines, des cancérogènes avérés, tout en étant
à l’origine des maladies respiratoires et cardiovasculaires
appelle des mesures structurelles, en sachant que les
conditions anticycloniques comme celles que nous ve-
nons de connaître en France, provoquent des pics de pol-
lution dans les agglomérations urbaines.
La première solution est d’éliminer de la circulation
en ville, les voitures les plus polluantes et d’établir une
conduite apaisée en agglomération, en faisant passer la
vitesse autorisée de 50 km/h à 30 km/h.
Cette mesure vise à la fois à améliorer la sécurité et le
cadre de vie de la population, tout en réduisant les émis-
sions d’oxyde d’azote et de particules fines.
Le développement des transports en commun, non pol-
luants, permettra de dégager les centres-villes de toute
circulation automobile, par la création de zones pié-
tonnes.
Plusieurs villes européennes ont été plus loin en instau-
rant un péage urbain pour décongestionner leur centre-
ville, ce qui est une autre manière d’y réduire la circula-
tion, mais à Paris, on n’en est pas là.
Un autre problème est celui du chauffage individuel qui
risque de passer, économie oblige au bois, classé parmi
les énergies renouvelables.
Nous avons connu dans le passé le chauffage au charbon,
les boulets chargés en soufre dont la combustion rendait
l’air irrespirable, mais on n’en parlait pas à l’époque.
Même si le bois n’est pas facile à stocker à Paris, il contri-
bue en Ile de France de façon importante à la diffusion
des particules fines PM 2,5, du fait des foyers ouverts, en
principe interdits et des vieux poêles.
La pollution sera vaincue lorsque l’on en aura éliminé ou
tout au moins réduit, ses sources, mais ce n’est pas pour
demain.
Dictionnaire des Assurances 2016
(7ème édition)
Le Dictionnaire des Assurances, plus de 450 définitions, est destiné aussi bien aux professionnels du
secteur des assurances, aux étudiants, mais également au grand-public désirant préciser des défini-
tions.
Edité par Franol Services, le dictionaire est disponible, pour 11,40 € sur la librairie en ligne :
RiskAssur-boutique :