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page 34 - Numéro 424 du 20 novembre 2015
Point de vue
La France a rétabli le contrôle à ses frontières
A
l’origine prévu pour la période de la COP 21, qui
devrait se tenir à Paris du 30 novembre au 11 dé-
cembre, le ministre de l’Intérieur Bernard Caze-
neuve, responsable de l’ordre public, avait annoncé un
contrôle aux frontières, pendant un mois, par dérogation
au traité de Schengen.
Bernard Cazeneuve a expliqué, sur des chaînes de télévi-
sion et à la radio, que le fait de rétablir des contrôles aux
frontières pendant quelques semaines n’est pas du tout
une suspension de Schengen, qui prévoit la possibilité
pour des Etats de le faire dans des circonstances parti-
culières.
Ce contrôle a été rétabli, dès Vendredi 13 novembre au
matin, juste avant les terribles attentats qui ont frappé
Paris.
Le contrôle de nos frontières devait être rétabli simple-
ment du 13 novembre au 13 décembre, donc pendant
1 mois, sur les sur les points de passage routiers, ferro-
viaires, maritimes et aériens.
D’ailleurs Bernard Cazeneuve avait précisé « La France
va contrôler ses frontières pendant quelques semaines,
comme cela a été le cas dans d’autres pays au moment
de l’organisation de la conférence climat, notamment au
Danemark en 2009 ou en Pologne en 2013 ».
Il s’agit d’assurer la tranquillité et la sécurité des chefs
d’Etat et des membres des gouvernements des 195 pays
membres de l’ONU, représentés à la COP 21 et des milliers
de délégués et de journalistes qui viendront au Bourget.
La France avait déjà temporairement rétabli de tels
contrôles, notamment en 2009 à l’occasion d’une réunion
de l’OTAN à Strasbourg et ce fut un fiasco en termes de
maintien de l’ordre.
Pourtant les polices françaises et allemandes avaient tra-
vaillé, la main dans la main, ce qui n’a pas empêché de
véritables scènes de guérilla urbaine et de donner lieu à
des incendies de commerces et d’un hôtel.
D’une manière générale, la police française dispose du si-
gnalement de militants étrangers de leurs pays d’origine,
ce qui est déjà le cas pour la COP 21.
A cette occasion, le ministre de l’intérieur a réfuté tout
lien avec la crise des réfugiés en précisant : « Ce n’est pas,
parce que nous allons suspendre pendant quelques se-
maines la libre circulation que nous nous engageons dans