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page 10 - Numéro 472 du 23 décembre 2016
Point de vue
La pratique de la location aura raison
de celle de l’obsolescent programmée
L
es propriétaires d’un appareil ménager ont la désa-
gréable surprise de constater que le matériel d’au-
jourd’hui a une durée de vie nettement plus courte
que celui d’antan, généralement de cinq ans, contre par-
fois jusqu’à 20 ans par le passé, dans le meilleur des cas,
car il fait l’objet d’une obsolescence programmée par le
fabriquant.
C’est une pratique devenue courante, qui permet aux
fabricants de maximiser leurs ventes, car plus vite un
produit tombe en panne, plus leur chiffre d’affaires pro-
gresse.
Ce sont les dispositions légales condamnant cette pra-
tique, incluses dans la loi Hamon sur la consommation, en
harmonie avec la loi sur la transition énergétique, votées
en 2015, qui devaient mettre fin à cette pratique.
Elles l’ont assorti, désormais considérée comme un dé-
lit, de sanctions dissuasives, qui ont le mérite de définir
les différentes formes d’obsolescence que les fabricants
mettent en oeuvre, pour limiter volontairement la durée
de vie de leurs produits.
Cependant, l’application de cette loi reste complexe et, à
notre connaissance, aucun fabriquant n’a été sanctionné,
pour ces faits, à ce jour.
De plus, on se demande si cette loi n’arrive pas trop tard
et à contretemps, en raison d’une nouvelle mode de
consommation, celle de la location car celui qui fabrique
un produit destiné non pas à la vente mais à la location a