n°464 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 21 octobre 2016 - page 3

RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 3 - Numéro 464 du 21 octobre 2016
Abonnement gratuit sur
Edito
Pour le porte-parole chargé du climat pour l’organisation Cités et gouvernements locaux unis, CGLU et l’un des instiga-
teurs de ce premier sommer Climate Chance, le message est clair « Aujourd’hui, nous voulons dépasser la reconnais-
sance et être dans la collaboration concrète avec les Etats, le temps n’est plus aux déclarations, mais à l’action.
Les Etats ne peuvent pas agir sans la société civile, car c’est dans les territoires que l’action se passe ».
Dans leur déclaration finale, les acteurs non-étatiques insistent sur cette nécessaire approche décentralisée de l’action
climatique.
Parce qu’elle concentre un ensemble d’acteurs et parce qu’elles sont beaucoup plus souples, plus agiles que les Etats
« les villes ont une responsabilité particulière, elles sont le territoire de solutions, des accélérateurs de changement,
insiste le maire de Nantes ».
C’est vrai pour les villes du Nord, mais tout autant pour les villes du Sud, comme celle de Kampala, la capitale de l’Ou-
ganda, qui aimerait voir leur capacité d’intervention renforcée.
Encore un exemple, dans cette ville, la « directrice exécutive » encourage le recyclage des déchets en briquettes com-
bustibles, se substituant au charbon, tout en offrant une possibilité de revenus supplémentaire aux habitants.
Ils exhortent aussi dans cette déclaration finale les pays développés à tenir concrètement l’engagement pris en 2009
à Copenhague de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour le climat, mais depuis la crise économique est passé
par là et les pays dits riches sont endettées au-delà du raisonnable.
Bien entendu, on reparlera à Marrakech de ces 100 milliards dollars par an et des sommes que l’on pourra réunir, à
ce titre, dans la conjoncture actuelle, car emprunter pour faire des dons, même pour le climat, a des limites que l’on
doit comprendre.
Toutefois, les pays les plus vulnérables attendent des allocations pour s’adapter aux changements climatiques dont les
effets se font déjà sentir et pas des déclarations de principes.
Pour la directrice générale d’Oxfam France, relavant une conviction largement partagée par les acteurs non-étatiques,
les fonds doivent être mis à la disposition sous la forme de dons et non de prêts, car ils sont destinés à des actions peu
rentables.
Il s’agit de relayer les actions lancées par le Fonds d’équipement des Nations Unis, un programme subventionné dans
les pays les moins avancés, des projets d’adaptation de petite et de moyenne taille, visant notamment à renforcer la
résilience au changement climatique, comme la réhabilitation de puits permettant de réduire les distances des par-
cours pour collecter de l’eau, augmenter la capacité des terres pour produire, installer des panneaux solaires,…
Il s’agit maintenant, dans les limites du possible, de crédibiliser les engagements internationaux et l’accord de Paris.
Erik Kauf
Rédacteur en Chef
1,2 4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,...44
Powered by FlippingBook