RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
page 31 - Numéro 427 du 11 décembre 2015
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Dossier COP 21
Impressionné par le chef indien Raoni
L
orsque l’on voit les gens à la télévision, cette lucarne
magique forme une barrière, rendant les événe-
ments, les personnes moins réelles.
À la COP 21, le jeudi 3 décembre, j’ai croisé à plusieurs
reprises le chef Indien Raoni (chef des Kayapos en forêt
Amazonienne), coiffé de sa parure de plumes et portant
– inséré dans sa lèvre inférieure un plateau de bois. Mais,
ce qui m’a surtout marqué, c’est son regard profond, à la
fois triste et qui interroge. Qui semble demander, « pour-
quoi tout ce gâchis ».
Le combat de sa vie est de protéger son peuple en ten-
tant de s’opposer à la destruction de la forêt qui est leur
cadre de vie, leur moyen de subsistance.
Normalement leur territoire est délimité, mais le chef
indien Raoni sait qu’à la Chambre des députés au Brésil
veut modifier ce tracé pour récupérer des terres pour dé-
velopper l’exploitation minière et de nouvelles cultures
pour l’exportation.
Par ailleurs, il y a un projet d’énorme barrage hydroélec-
trique, le chef Raoni demande l’aide de la communauté
internationale pour y mettre fin.
Ce qu’attend le Chef Raoni de la COP 21 est qu’on l’aide à
définir des terres pour son peuple, car leur survie dépend
de la nature Ils vivent de la chasse, de la pêche.
Par ailleurs, il ne plaide lors de sa présence à Paris unique-
ment pour son peuple, mais pour que tous les peuples in-
digènes puissent vivre selon leurs coutumes ancestrales,
sans que la nature soit détruite par l’homme rendant leur
vie impossible.
Enfin, mais là que peut la COP 21, il s’inquiète, aussi, de la
perte des valeurs ancestrales, les jeunes préférant le mo-
dernisme de Brasília à la vie de son village, loin de cette
civilisation.