La grande vitesse sur autoroute
vit ses derniers moments
A
ctuellement la vitesse sur autoroute est limitée à 130 km/h en France, en rase campagne et sur certains tron-
çons elle peut être réduite, pour des raisons de sécurité à 110, voire à 90 km/h.
Sur les autoroutes urbaines elle tombe à 110 puis à 90 km/h, voire à 70 Km/ h sur les derniers kilomètres.
Cette réglementation a été instaurée pour des raisons de sécurité, à une époque où l’on ne prenait pas encore en
compte l’aspect « pollution » qui prime aujourd’hui.
Périodiquement, pollution oblige, on demande aux automobilistes de réduire leur vitesse, dans des zones touchées
par la pollution, sans que l’on sache si c’est obligatoire ou facultatif, si les radars automatiques ont été réglés en consé-
quence, mais force est de constater, que personne n’en tient compte.
Aujourd’hui, on est bien conscient, que sécurité et pollution vont de pair, comme le montre la motivation de la réduc-
tion de la vitesse sur le périphérique parisien, qui est passé depuis un certain temps de 80 à 70 km/h.
La maire de Paris, disait attendre de cette mesure une baisse des polluants atmosphériques de 5 % et une baisse de
23 % du nombre d’accidents et de 65 % du nombre de tués et de blessés graves.
Il est encore trop tôt pour juger du résultat mais de toute façon, le résultat ne peut être que bénéfique.
Une première demande de réduction de vitesse sur les sections d’autoroutes qui traversent les agglomérations et qui
sont de facto, des autoroutes urbaines, est venue du maire de Valence dans la Drôme, Nicolas Daragon.
Il a demandé de baisser de 110 km/h, qui est déjà une vitesse réduite par rapport à 130 km/h, à 90 km/h sur la portion
de la A7 qui traverse son agglomération.
Sur cette autoroute, la plus fréquentée d’Europe avec 70 000 véhicules/jours en moyenne, la vitesse a déjà été réduite
à 110 km/h, un ralentissement qui n’est pas jugé suffisant par Nicolas Daragon, qui s’appuie sur une enquête parle-
mentaire et sur trois études conduites localement, qui montrent que la pollution atmosphérique sur le territoire de
Valence est générée essentiellement par le transport routier.
Cette pollution serait la cause de 55 morts dans l’agglomération, ajoute le maire, citant des données de l’Institut na-
tional de veille sanitaire.
Son constat, à savoir « Diminuer la vitesse des véhicules, qui permettrait de réduire cette pollution, car plus la vitesse
moyenne est basse, moins il y a d’émissions », cette idée est partagée par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal.
Pour elle, cette initiative montre que les élus locaux sont conscients des enjeux et prêts à prendre leurs responsabili-
tés, pour lutter contre la pollution.
La démarche du maire de Valence pourrait donner des idées aux élus d’autres agglomérations en sachant qu’une
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Abonnement gratuit sur
page 2 - Numéro 413 du 4 septembre 2015
Edito