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Les Français jugent leur système de soins illisible

Les Français jugent leur système de soins illisible

Article lu 10600 fois, depuis sa publication le 18/01/2010 à 09:00:00 (longueur : 4003 caractères)


Leur critique porte à la fois sur les tarifs pratiqués par les praticiens libéraux, y compris en secteur 1, sur la prise en charge des frais de santé par l’assurance-maladie de la Sécurité sociale et sur les garanties et remboursement pratiqués par les assurances santé complémentaires.
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Le système de tarification des actes médicaux et leur prise en charge par la Sécurité sociale et par les mutuelles, comme on a l’habitude de désigner les organismes d’assurances complémentaires et ce quel que soit leur statut juridique, a toujours été complexe et peu lisible pour le commun des mortels, mais ils ne s’en plaignaient pas, tant qu’ils entraient dans leurs frais.
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Ce n’est plus le cas actuellement, d’où le problème relevé par le Collectif interassociatif sur la santé, le CISS qui représente les patients.
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Pour le CISS, la diversification des tarifs de la médecine libérale remonte aux années quatre-vingt avec la création du secteur 2, qui a permis à certains médecins de pratiquer les honoraires libres et qui a donné lieu aux dépassements que nous connaissons aujourd'hui.
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De plus, un système de majoration des consultations médicales en secteur 1, dont la consultation est au tarif de base de l’assurance-maladie, en fonction des situations, urgence, fin de semaine ou encore consultation d’enfants, a été instauré chez les généralistes.
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Du côté de la prise en charge des frais de santé par l’assurance-maladie, de nombreuses mesures ont été prises par les pouvoirs publics pour réduire le trou grandissant de l’assurance-maladie, dans l’optique de responsabiliser les Français, gros consommateurs de soins.
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Citons la franchise de 50 centimes par boîte de médicaments, avec un plafonnement de 50 euros par an et la franchise forfaitaire de 1 euro par consultation de généraliste.
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Puis, en 2004, a été créé le parcours de soins, qui passe par le passage du patient devant le médecin traitant qu’il a désigné et dont le non-respect est sanctionné par un remboursement moindre, de 40% seulement au lieu des 70% du tarif réglementaire.
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Côté médicaments, le remboursement normal de 65% est réduit à 35% pour ceux dont le service médical rendu est jugé faible ou insuffisant, avec en plus la création d'une nouvelle catégorie remboursée à hauteur de 15% seulement.
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Les titulaires d’une assurance santé complémentaire se tournent tout naturellement vers l’organisme qui les a assure, pour toucher la part des frais non pris en charge par l’assurance maladie.
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Or l’époque où il s’agissait de la prise en charge d’un ticket modérateur de 20%, n’est pas connue de la quasi généralité des assurés sociaux actuels, parce que dépassé depuis longtemps .
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Aujourd’hui, les mutuelles, les caisses de prévoyance et les assureurs du secteur commercial, présentent un large éventail de contrats, dont les garanties dépendent du montant de la cotisation.
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Ces contrats se divisent en contrats collectifs souscrits par les entreprises, dans le cadre du régime de prévoyance de leur personnel et dont elles prennent en charge une fraction des cotisations et en contrats individuels.
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Les contrats individuels ont la particularité d’être des contrats dits « responsables » délivrés sans questionnaire de santé, sans limite d’âge et non résiliable par l’assureur, sauf pour non-paiement des cotisations.
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Chaque assuré choisit son contrat, dont il supporte intégralement, la cotisation sans abattement fiscal, ce qui, dans la conjoncture actuelle conduit à un abaissement régulier du niveau des couvertures.
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Les offres des complémentaires présentent peu de lisibilité et sont difficilement comparables entre elles, ce qui conduit les souscripteurs à orienter leur choix en fonction du montant de la cotisation, généralement chiffrée par mois pour attirer le regard.
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Ce n’est qu’à l’occasion d’un remboursement que les assurés sont en mesure d’apprécier la portée de leur contrat.
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Finalement, les moins exposés aux mauvaises surprises sont les bénéficiaires de la CMU.



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